26 août 2020
Rentrée au secondaire
Un environnement très différent pour les élèves
Par: Denis Bélanger

Isabelle Bernier Turgeon d'Ozias-Leduc.

Annie Larouche, directrice à Polybel.

Les trois écoles secondaires publiques de la région accueilleront la semaine prochaine des élèves pour la première fois depuis 24 semaines. Les directions de Polybel (Belœil), d’Ozias-Leduc (Mont-Saint-Hilaire) et de l’École d’éducation internationale (McMasterville) ont travaillé d’arrachepied pour préparer cette rentrée scolaire hors de l’ordinaire qui demandera sa part d’ajustements. Les jeunes verront leur environnement scolaire être modifié.

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Bien sûr, l’installation des plexiglas dans toutes les classes et des lignes directionnelles s’ajoutait à la tâche des directions d’écoles. Un autre défi additionnel imposé par la COVID-19 est la composition des groupes. Cette année, les groupes seront homogènes et les élèves demeureront dans la même classe afin de rester dans la même « bulle ». Ce sont les professeurs qui changeront de local une fois la cloche sonnée.

« Pour la composition des groupes, nous avons fait ça avec des logiciels, mais aussi à la main. Il faut considérer le parcours scolaire des jeunes, mais aussi leurs besoins. Pour les secondaires 1 à 3, ça allait bien. Les groupes sont d’ailleurs déjà fermés en secondaire 1. Pour les secondaires 4 et 5, on a dû regarder tous les dossiers. Nous avons même appelé en juillet des élèves pour leur demander s’ils étaient certains de leur choix de cours », raconte Annie Larouche, directrice de l’école secondaire Polybel.

L’homogénéité des groupes fait en sorte que quelques élèves n’auront pas les cours optionnels voulus. « Avant, on pouvait accommoder tout le monde pour l’option d’art, car on pouvait mélanger les groupes. Mais là, ce n’est pas possible », rapporte Marie-Josée Tétreault, directrice de l’École d’éducation internationale (EEI). « Une des principales peines des élèves est toutefois le fait qu’ils ne peuvent pas être avec tous leurs amis dans les classes. »

Les élèves vont sortir de leur classe entre autres pour quelques laboratoires de science et les cours d’éducation physique. Il y aura des éclatements de groupes pour les mathématiques puisqu’il y a différents niveaux de maths dans les deux dernières années du secondaire. « Nous donnerons d’ailleurs des cours de mathématiques dans l’auditorium, car il y a des élèves provenant de trois groupes différents et nous devons respecter les distances. Il y a deux cours qui sont prévus comme ça à tour de rôle et il y aura désinfection entre les deux séances », ajoute Mme Larouche.

La décoration des classes sera également différente. Les murs ne seront plus tapissés d’affiches portant sur une unique matière. Difficile pour l’instant de s’imaginer à quoi va ressembler le décor d’une classe puisque les murs étaient vides au moment du passage de L’Œil Régional à Polybel et Ozias-Leduc.

« Notre objectif n’est pas de dépersonnaliser. Nous sommes dans une mesure d’adaptation. Quand l’enseignant arrivera, c’est lui qui sera le maître de la classe. Nous voulons qu’il soit confortable pour enseigner et il est possible que des choses soient ajoutées au mur. Nous ne sommes pas de ceux qui croient qu’une classe doit être dépersonnalisée », souligne Isabelle Bernier Turgeon, gestionnaire administrative d’établissement à l’école secondaire Ozias-Leduc.

Autres changements

Les changements de l’univers de l’élève ne s’arrêtent pas là. Les prêts de livres à la bibliothèque ne seront pas disponibles pour l’instant. Les casiers seront attitrés ultérieurement. Outre le port du couvre-visage dans les couloirs des écoles, les jeunes devront s’abstenir d’échanger des poignées de main et des high five. Certaines écoles ont ajouté des surveillants additionnels pour assurer le respect des consignes sanitaire. Les enseignants feront aussi plus de temps de surveillance. Les activités parascolaires seront aussi affectées. Les activités sportives pourront reprendre plus facilement puisque les clubs civils sont déjà à l’œuvre dans leur discipline respective depuis le début de l’été. Mais il faudra faire preuve de créativité pour d’autres. « Pour la prise de photos de l’album des finissants, on sera en mesure de trouver des façons imaginatives pour travailler avec le principe de distanciation sociale », avance Mme Bernier Turgeon.

Les dîners ne seront également plus pareils. Les micro-ondes seront inaccessibles et les jeunes devront s’équiper d’un thermos s’ils veulent manger chaud. Aussi, les politiques de l’heure du dîner varient d’une école à l’autre. À Ozias-Leduc, la direction a fait des aménagements pour permettre aux élèves de dîner à l’extérieur de la classe. À Polybel, chaque niveau aura droit à une journée par semaine de dîner à la cafétéria.

Rappelons que les élèves du secondaire du territoire du Centre de services scolaire des Patriotes retournent en classe mardi prochain.

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