3 juin 2015
Un bureau du cinéma à Mont-Saint-Hilaire?
Par: L'Oeil Régional
Tournage du film <I>Les Pee-Wee 3D: L'hiver qui a changé ma vie<I> sur la rue Forest.

Tournage du film Les Pee-Wee 3D: L'hiver qui a changé ma vie sur la rue Forest.

TOURNAGE. Mont-Saint-Hilaire séduit le milieu du cinéma et de la télé. Depuis 2012, la Ville a émis plus d’une trentaine de permis pour des tournages. Un engouement qui amène le maire Yves Corriveau à réfléchir sur une façon d’attirer davantage de productions télévisuelles et cinématographiques, et qui pourrait prendre la forme d’un bureau du cinéma.

«J’aimerais avec mon comité consultatif sur le développement culturel et touristique qu’on fasse un moment donné un sous-comité pour trouver des moyens d’amener du tournage à Mont-Saint-Hilaire. Je pense que nous avons la ville pour ça, avec la montagne», mentionne le maire Corriveau.

Véritable amoureux du septième art, il garde bien en mémoire les productions qui ont débarqué à Mont-Saint-Hilaire au cours des dernières décennies. M. Corriveau se rappelle notamment du tournage du film américain Affliction à l’école Sacré-Cœur à la fin des années 90, alors qu’il était conseiller municipal. Le long-métrage mettait en vedette l’acteur Nick Nolte.

Plusieurs téléséries et téléromans dont Nouvelle adresse, Mémoires vives, Dead Zone, Trauma et La Galère ont aussi filmé quelques scènes à Mont-Saint-Hilaire.

Pour M. Corriveau, ces tournages apportent une belle visibilité à la ville. Le film Les Pee-Wee 3D : L’hiver, qui a changé ma vie, sorti en 2012, est un bon exemple, avance le maire. L’histoire du long-métrage québécois se déroule à Mont-Saint-Hilaire. On peut reconnaître durant le film la montagne et l’école secondaire Ozias-Leduc (voir vidéo plus bas).

Bureau du cinéma

La création d’un bureau du cinéma pourrait être une façon d’accueillir d’autres plateaux de tournage, croit M. Corriveau. Une idée partagée par Daniel Carpentier, chef décorateur pigiste dans le milieu du cinéma depuis 28 ans. Il siège aussi au comité consultatif sur le développement culturel et touristique de Mont-Saint-Hilaire.

M. Carpentier suggère de créer un bureau du cinéma Montérégie/Rive-Sud, comme à Montréal ou dans la région d’Argenteuil. Une telle structure permettrait de diriger les équipes de tournages vers des ressources et des fournisseurs de la région.

«Lorsqu’une production s’installe, c’est énormément de coûts. C’est de l’argent neuf injecté dans l’économie locale. C’est une bonne source de nouveaux revenus dans une région. Ça couvre beaucoup de fournisseurs variés», expose l’Hilairemontais qui a travaillé sur de nombreuses productions américaines et étrangères. Il œuvre actuellement sur le prochain film du cinéaste québécois Denis Villeneuve, Story of your life.

M. Carpentier soutient que la région compte «énormément de beaux sites pour tourner.» Le mélange de la rivière et de la montagne ainsi que l’architecture diversifiée des maisons sont les atouts de Mont-Saint-Hilaire pour attirer des tournages.

Retombées économiques  

Pour l’ensemble du Québec, l’industrie du cinéma est devenue une manne intéressante. La vingtaine de tournages étrangers en 2014 a généré 188 M$ en retombées économiques, incluant cinéma et télévision, révèlent des données obtenues par TC Media auprès du Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ). C’est sans compter les 36 productions québécoises pour lesquelles les données ne sont pas connues. Le tournage de productions étrangères dans les cinq dernières années a généré pas moins de 1,167 G$, selon BCTQ. Pour 2015, l’organisme estime des retombées entre 208 et 280 M$, dépendamment du nombre de tournages qui se concrétiseront. Ces données incluent les tournages pour la télévision également.  

Avec la collaboration d’Isabelle Laramée  

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