11 mars 2021
Un an déjà de pandémie
Par: Denis Bélanger

Denis Bélanger

Le 12 mars 2020 sur l’heure du midi, le premier ministre du Québec, François Legault, annonçait en conférence de presse que les rassemblements de plus de 250 personnes étaient interdits en raison de la COVID-19, qui, la veille, obtenait de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le qualificatif de pandémie. C’était la première d’une longue liste de mesures qui chambouleraient le quotidien de nos vies. Et un an plus tard, ce n’est toujours pas terminé.

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Le premier constat que je fais autour de moi est que l’optimisme est à son plus bas. Le lancement de la vaccination est le début d’une lueur d’espoir au bout du tunnel. Mais il y a toujours une personne proche pour vous rappeler qu’une troisième vague plane à l’horizon, notamment en raison des variants qui se propagent plus facilement. Les gens sont tellement lassés qu’ils n’osent pas imaginer ou rêver à l’après-pandémie, par peur d’être déçus que cela n’arrive jamais.

Difficile de blâmer quiconque d’être pessimiste. Les douze derniers mois ont été épuisants et éprouvants pour tous. Certaines personnes sont tellement fatiguées qu’elles n’ont plus assez d’énergie pour chasser les ondes négatives autour d’elles. Des millions de drames et de deuils ont été vécus depuis l’an dernier. Et oui, il va y en avoir d’autres dans les prochains mois, le temps que la campagne de vaccination soit complétée.

Il n’y a pas de guide de survie parfait à la pandémie. Chacun navigue à travers ces différentes vagues à sa façon. Je vous souhaite que ces façons ne soient pas trop néfastes pour votre santé. Nous apprenions la semaine dernière dans les médias nationaux une hausse de la consommation de substances récréatives.

Pour ma part, j’ai fait pour une troisième année consécutive le Défi 28 jours sans alcool pendant le mois de février. Ç’a été très difficile. Habituellement, je prenais une marche après 20 h pour me changer les idées et oublier mon défi! Il faut bien se permettre une dose d’humour en ces temps difficiles. Je n’ai fait qu’une journée de triche pendant le défi sans alcool, soit à l’occasion du 40e anniversaire d’une amie. Lors des autres années, j’utilisais ma journée de triche pour le Super Bowl. Cette année, ç’a été tranquille de ce côté-là.

Pour survivre à mon dernier week-end de février sans alcool, j’en ai profité pour terminer un vieux modèle Lego qui traînait dans les trucs de mon garçon. Il restait cinq sacs sur six à compléter. Je l’ai terminé en une soirée, c’est une portion du château de Poudlard. Mes enfants ont encore quelques modèles Lego à faire dans leurs jouets. Ça pourrait être utile pour les prochains mois si la pandémie perdure.

Mais je demeure confiant que je vais pouvoir aller marcher ou courir après 20 h dès le premier avril. J’ai parié un souper avec une amie là-dessus.

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