8 septembre 2021
Parti conservateur dans Belœil–Chambly
Stéphane Robichaud souhaitedéfendre les intérêts québécois
Par: Olivier Dénommée
Le candidat conservateur dans Belœil–Chambly, Stéphane Robichaud, espère que les électeurs se donneront une voix nationaliste comme la sienne à Ottawa le 20 septembre.
Photo François Larivière | L’Œil Régional ©�

Le candidat conservateur dans Belœil–Chambly, Stéphane Robichaud, espère que les électeurs se donneront une voix nationaliste comme la sienne à Ottawa le 20 septembre. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Le candidat du Parti conservateur du Canada (PCC) dans Belœil–Chambly,Stéphane Robichaud, croit que le Québec est mûr pour une « vague bleu foncé » le 20 septembre et a bien l’intention d’être au front pour défendre les intérêts des Québécois.

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M. Robichaud est marié, a cinq enfants et vit à la campagne à Saint-Cyprien-de-Napierville. Ce comptable professionnel agréé a toutefois déjà vécu pendant quelques années à Chambly et dit bien connaître la réalité de la Rive-Sud de Montréal. « C’est ma quatrième campagne électorale : je me suis présenté à deux reprises pour la CAQ (en 2012 et en 2014), puis pour le Parti conservateur en 2019 », raconte celui qui se dit « ancien souverainiste, mais toujours nationaliste ».

« Ce qu’il faut comprendre, c’est que les conservateurs au Québec ne sont pas les mêmes que ceux que l’on trouve dans l’Ouest. Les progressistes-conservateurs sont très proches des valeurs des Québécois et on a Erin O’Toole, qui est plus au centre et qui est le chef conservateur qui ressemble le plus aux Québécois depuis longtemps. Il correspond à ce qu’ils veulent », soutient le candidat, rappelant que le PCC est « non centralisateur » contrairement au Parti libéral. Il croit d’ailleurs que M. O’Toole gagne à être connu, lui qui a une « personnalité intéressante » et qui « sait garder son calme ».

M. Robichaud croit que le Québec sera mieux servi s’il envoie une forte délégation conservatrice à Ottawa, formée de gens qui pourront défendre leurs intérêts au sein du gouvernement. « Le contrat que propose notre chef aux Québécois n’est pas compliqué : laisser les pouvoirs en immigration, respecter les compétences du Québec et transférer un minimum de 60 milliards en santé, voire plus selon les négociations. Et c’est clair, il n’y aura pas de pipeline qui traversera le Québec si on n’en veut pas. Le Bloc ne peut pas garantir tout ça. »

Défi local
Stéphane Robichaud n’est pas dupe, la lutte dans Belœil–Chambly est loin d’être gagnée. « On s’entend que c’est plus difficile de se présenter dans la circonscription d’Yves-François Blanchet. Mais depuisla fondation du Bloc québécois, lesQuébécois boudent le pouvoir. On a connu des vagues de différentes couleurs, mais si on vit une vague bleu foncé, je serai là pour représenter mes concitoyens et aller chercher les chèques auxquels ona droit. »

Localement, le candidat estime que l’enjeu principal se situe au niveau des infrastructures routières. « La région s’est développée rapidement et ça a donné plusieurs villes enclavées », commente-t-il.

Quelques pancartes électorales ont récemment fait leur apparition à travers la circonscription, mais M. Robichaud admet que l’essentiel de sa campagne se fera sur les réseaux sociaux, particulièrement sur la page Facebook du candidat. Il devrait d’ailleurs dévoiler prochainement une vidéo où d’anciens ténors du Bloc québécois appuient sa candidature dans Belœil–Chambly.

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