13 octobre 2016
Son patron l’aide à passer à travers une crise cardiaque
Par: Karine Guillet
Linda Dansereau a tenu à remercier son patron, Claude Caron, à la grande surprise de ce dernier.

Linda Dansereau a tenu à remercier son patron, Claude Caron, à la grande surprise de ce dernier.

TÉMOIGNAGE. Victime d’une crise cardiaque au travail, Linda Dansereau estime pouvoir raconter son histoire aujourd’hui grâce à l’action de son patron Claude Caron.

Au travail le 23 septembre dernier, Mme Dansereau a commencé à ressentir des sueurs froides et à manquer de souffle. Même si elle ignorait à ce moment qu’elle souffrait d’une attaque cardiaque, elle a aussitôt demandé à son patron d’appeler les secours.  Il est demeuré avec son employé alors que l’ambulance était en route, lui parlant doucement.  

«Il a été là tout le long pour me dire « Non Linda, respire tranquillement ». Je suis partie dans l’ambulance avec ses paroles en tête.»

Claude Caron n’avait pour sa part jamais vécu une telle situation au travail. Le directeur du magasin Rona Saint-Bruno estime cependant avoir seulement conservé son calme pendant l’attente des secours.

«Étant donné que ça lui faisait mal quand elle respirait, je lui ai dit de respirer lentement, de se concentrer sur la respiration. J’ai gardé mon calme, j’ai respecté ce que les gens du 911 m’ont dit de faire», dit-il

Décisif

Mme Dansereau a finalement été opérée d’urgence à l’hôpital Pierre-Boucher.  L’employée se porte bien aujourd’hui, même si elle est sous médication.

À l’hôpital, son cardiologue lui a mentionné que le calme dont a fait preuve son patron lui a en quelque sorte sauvé la vie. «S’il n’avait pas été là, je ne serais pas là pour en parler. Ça, mon cardiologue me l’a mentionné. J’ai été vraiment bien entourée parce que sinon j’y passais», croit-elle.

M. Caron a suivi une formation de secouriste avec son travail. Il estime que la formation l’a aidé, notamment en lui apprenant à déléguer des tâches aux gens alentour et en lui inculquant le réflexe de contacter les secours en cas de doute.

«Si Linda m’avait dit non, dans ma tête, c’était clair que j’appelais le 911. Dans le pire des cas, ça passe et c’est réglé. Vaut mieux toujours établir le pire scénario, quand les ambulanciers arrivent c’est sûr que la personne est entre de bonnes mains.»

image