10 septembre 2018
candidat de la Coalition avenir Québec
Simon Jolin-Barrette veut une escouade économique régionale et internet haute vitesse dans les rangs
Par: Karine Guillet
Simon Jolin-Barrette. photo: Karine Guillet

Simon Jolin-Barrette. photo: Karine Guillet

Le candidat de la Coalition avenir Québec, Simon Jolin-Barrette, veut dynamiser le développement économique de la Vallée-du-Richelieu avec la création d’un «groupe tactique économique» qui réunira municipalités, entrepreneurs, organismes de développement économique et institutions financières s’il est élu le 1er octobre.

Le député sortant souhaite créer un lieu d’échanges où les principaux acteurs économiques pourraient se réunir aux trois mois. Il souligne d’ailleurs que de nombreuses régions possèdent des organismes dédiés à cette question, comme Développement économique Longueuil et Saint-Hyacinthe Technopole.
M. Jolin-Barrette dit avoir constaté durant son premier mandat que différents acteurs, comme la Chambre de commerce et d’industrie de la Vallée-du-Richelieu (CCIVR) et le CLD, travaillaient déjà ensemble, mais il souhaitait que ces partenariats ne soient pas que ponctuels.
«Pour moi, c’est important que la Vallée-du-Richelieu tire son épingle du jeu parce qu’on a une région volumineuse en terme de population, mais il y a beaucoup de gens qui vont travailler vers Saint-Hyacinthe, Longueuil ou Montréal. Mon objectif est de faire en sorte que les gens puissent travailler à proximité», dit-il.
Ce groupe tactique économique permettrait aussi selon le député de freiner les fuites commerciales et de s’assurer que les entreprises en démarrage aient tous les outils dont elles ont besoin. Il souligne d’ailleurs qu’une entreprise qui s’établit dans la région amène aussi des dépenses dans l’économie locale.

Mise en place rapide
Le comité pourrait se mettre en place dans les semaines suivant les élections, advenant une réélection. Le candidat croit que la Table économique fonctionnera avec un petit budget, puisque la majorité des organismes qu’il souhaite regrouper ont déjà des employés permanents avec le mandat de se pencher sur la question. Il souhaite consulter les acteurs concernés avant de décider de la forme que pourrait prendre cette table de concertation. Il dit avoir déjà mené des rencontres exploratoires, notamment avec la préfète de la MRC, Diane Lavoie, qui approuve l’idée.

Internet
Le député sortant en a aussi profité pour s’engager à régler le problème de l’accessibilité à internet haute vitesse dans les rangs. Le candidat caquiste souligne d’avoir été interpellé à plusieurs reprises par les municipalités de Saint-Charles, Saint-Denis, Saint-Antoine-sur-Richelieu et Sainte-Marie-Madeleine, mais aussi par des entreprises agricoles, des travailleurs autonomes et des parents. Simon Jolin-Barrette estime que cette mesure permettrait aussi de contrer la dévitalisation des communautés rurales.
«Parfois, les gens ne veulent pas quitter la campagne, mais ils se disent qu’ils n’ont pas le choix parce qu’ils n’ont pas les outils pour continuer à travailler ou pour les enfants. [Internet haute vitesse] est vraiment devenu un service essentiel.»
Porté au pouvoir, son parti investirait 400 M$ sur quatre ans pour brancher le Québec, sous forme de mesures incitatives pour les compagnies. Le gouvernement libéral avait déjà mis sur pied le programme Québec Branché dans cette même optique, mais M. Jolin-Barrette estime que ce programme incitait les compagnies à ne desservir que les noyaux villageois. Un gouvernement caquiste ajouterait des conditions pour que rangs soient aussi desservis. n

image