27 décembre 2017
Sept étudiantes à l’éducation à l’enfance en stage à la Baie James
Par: Karine Guillet

À l'avant: Véronique Brunet et Audrey Audet. À l'arrière: Marie-Pier Hénault, Vicky Gladu, Amélie Messier, Marianne Bourbeau. Photo: François Larivière

Ce printemps, sept étudiantes à la technique d’éducation à l’enfance du Cégep de Saint-Hyacinthe effectueront un stage de trois semaines dans une réserve crie dans le Nord-du-Québec.

Chisasibi est un village d’environ 5000 âmes situé sur la côte Est de la Baie James, à environ 16 heures de route d’ici. Le projet a pu voir le jour notamment parce que le Cégep possédait déjà des liens avec la communauté amérindienne, précise Marianne Bourbeau, qui fera partie de l’aventure.

Concrètement, les étudiantes, dont la plupart demeurent dans la région de Belœil, passeront trois semaines à assister des éducatrices dans leurs tâches. Afin de tisser des liens avec la communauté, Marianne Bourbeau, Amélie Messier, Myriam Smith, Véronique Brunet, Audrey Audet, Marie-Pier Hénault et Vicky Gladu ont d’ailleurs choisi de loger chez les familles de la communauté.

Selon Mme Bourbeau, le stage permettra aux étudiantes de développer des compétences, notamment du côté du langage. Puisque la majorité des habitants de Chisasibi parlent anglais et cri, les étudiantes pensent utiliser la chanson afin d’apprendre quelques mots de français aux enfants.

«Il y en a certaines qui parlent moins bien anglais. Ça va aussi nous permettre d’apprendre à tisser des liens avec des enfants qui ne comprennent pas notre langue», ajoute-t-elle. L’étudiante constate aussi que ce stage permettra aussi aux étudiantes de se familiariser avec certains problèmes sociaux, auxquels elles devront aussi faire face dans leur travail.

Financement

Pour financer le voyage, les étudiantes ont lancé une collecte de fonds qui servira notamment à payer les frais de transport, leur nourriture et le dédommagement pour les familles qui les accueilleront. Étant donné que le village est éloigné, le coût de la vie y est d’ailleurs plus élevé, note l’étudiante. L’objectif de la collecte est de récolter 10 000 $.

Comme moyen de financement, elles passeront d’ailleurs dans les rues de Sainte-Madeleine le 6 janvier afin d’amasser les canettes et bouteilles consignées. Elles invitent d’ailleurs les résidents qui souhaitent donner, mais qui seront absents, à laisser les canettes à collecter à l’extérieur.

Il est aussi possible de faire un don au https://goo.gl/u8iUED.

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