11 septembre 2019
Se rendre à Saint-Hyacinthe pour étudier
Par: L'Oeil Régional

Chers administrateurs d’exo,
Considérant la crise climatique et l’urgence d’agir, je tente de poser des gestes ayant une empreinte écologique moindre, notamment dans mes transports. C’est pourquoi, chaque matin, pour me rendre au Cégep de Saint-Hyacinthe, j’emprunte l’autobus de la ligne 200 au lieu d’utiliser mon bazou. Après plusieurs années d’utilisation du service, je crois que le service d’autobus de la 200 est mal adapté. En effet, la fréquence des passages est insuffisante pour la demande croissante.

De prime abord, les passages en direction de Saint-Hyacinthe en matinée ne sont pas assez fréquents. Pour arriver à l’heure à un cours de 8 h, je dois prendre l’autobus de 6 h 45 et arriver au cégep une heure d’avance. Pourquoi? Simplement parce que tous les autres passages sont complets lorsqu’ils arrivent à mon arrêt. Eh oui, je peux attendre 45 minutes à regarder des autobus bondés passer sans même s’arrêter. C’est la même chose qui se passe lorsque je veux quitter le cégep. […] Une plus grande fréquence des passages s’impose à mon avis.
Parfois, on voit passer des « doubleurs ». Cependant, ces passages ne sont pas réguliers ni fréquents. Les doubleurs font rarement le trajet de la ligne 200 au complet, alors ces autobus restent presque vides. Je crois que les doubleurs représentent une bonne solution temporaire et rapide, mais ils ne remplacent pas des passages plus fréquents à l’horaire.
Vous me direz que « deux semaines après la rentrée du cégep, tout rentre dans l’ordre ». J’en conviens. Ce n’est pas magique, le service se décongestionne tout simplement parce que les gens renoncent à utiliser votre service et utilisent leur voiture. Je trouve ça très décevant que le service n’évolue pas en fonction de la demande et que la demande doive se plier à l’offre. C’est aberrant d’avoir un service à ce point dysfonctionnel lorsque nous payons tous notre carte Opus étudiante.
Considérant l’urgence climatique et la demande pour le service d’autobus de la ligne 200, les passages devraient être plus fréquents. Sinon, c’est bien triste, mais de plus en plus d’étudiants utiliseront leur voiture au lieu du transport en commun.

Émile Chapdelaine
Mont-Saint-Hilaire

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