28 juillet 2021
Sam, le deuxième film de Yan England arrive en salle
Par: Olivier Dénommée
L’Hilairemontais Yan England a coécrit et réalisé Sam, son deuxième long-métrage qu’il a notamment présenté en avant-première tout près de son patelin, au Cinéma Belœil.
Photo François Larivière | L’Œil Régional ©��

L’Hilairemontais Yan England a coécrit et réalisé Sam, son deuxième long-métrage qu’il a notamment présenté en avant-première tout près de son patelin, au Cinéma Belœil. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Après cinq ans de travail, le nouveau film de l’Hilairemontais Yan England voit enfin le jour et il pouvait difficilement avoir un meilleur timing de sortie : Sam, un thriller psychologique sur trame de natation de haut niveau, apparaît sur grand écran en plein pendant les Jeux olympiques de Tokyo et alors que des millions de Québécois commencent à retrouver un peu de normalité après 16 mois de pandémie.

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Rencontré à la sortie de l’avant-première de son film diffusée au Cinéma Belœil la semaine dernière, Yan England reconnaît que c’était un but que Sam paraisse en même temps que les Jeux, qui sont abondamment mentionnés au début du film. En effet, Sam, interprété par Antoine Olivier Pilon (qu’on a notamment connu dans Mommy de Xavier Dolan et dans 1:54, le premier long-métrage de Yan England), se prépare à se qualifier aux Jeux olympiques en natation, mais de graves problèmes de santé mettent du jour au lendemain fin à son rêve et ont des répercussions sur l’entourage du protagoniste.

Sam met notamment en vedette Antoine Olivier Pilon dans le rôle-titre et Mylène Mackay, qui joue la grande sœur et la figure maternelle de Sam. Photo Les Films Séville

Sam se veut une véritable montagne russe d’émotions : il comporte beaucoup de moments sombres et dramatiques, d’autres carrément étouffants, mais aussi quelques rires et des moments de lumière. C’était l’effet recherché par le coscénariste et réalisateur. « J’ai voulu faire un film pour tout le monde et qui permettrait au public de sortir de la salle en se posant la question : jusqu’où serait-on prêt à aller pour ne pas tout perdre? »

Antoine Olivier Pilon, non négociable
C’est la deuxième fois que Yan England choisit Antoine Olivier Pilon pour être la vedette dans son film sur trame sportive. Et pourtant, le réalisateur a dû insister – beaucoup – pour le convaincre de jouer dans ce long-métrage.

L’acteur avait initialement refusé l’offre, lui qui est asthmatique et qui se dit très peu sportif, mais Yan England n’a pas lâché le morceau. « En travaillant sur le scénario, que j’ai coécrit avec André Gullini, de Saint-Basile-le-Grand, je savais que c’était Antoine que je voulais et qu’il n’avait pas le choix d’accepter! C’est un grand acteur et un caméléon et je voulais l’amener à jouer un rôle qu’il n’avait pas déjà joué avant. »

C’est dans le même esprit qu’il a donné à Mylène Mackay à la fois le rôle de la grande sœur et de la coach très stricte qui sait diriger les athlètes sous sa garde, et à Stéphane Rousseau le rôle d’un père endeuillé et tourmenté, mais bienveillant.

Même si Stéphane Rousseau a déjà montré son talent dans un rôle dramatique (notamment dans Les invasions barbares), le public du Cinéma Belœil a visiblement été très touché par son personnage de Marc, qui, sans occuper une grande place à l’écran, est essentiel au film.

Accueil de rock stars
C’est peut-être un peu parce qu’il est originaire de Mont-Saint-Hilaire et qu’il y vit encore aujourd’hui, mais l’accueil réservé à Yan England et aux trois acteurs qui l’accompagnaient lors de la représentation spéciale du 21 juillet – Antoine Olivier Pilon, Mylène Mackay et Milya Corbeil-Gauvreau – a été plus que chaleureux.
« Je ne pouvais pas rêver à mieux que de voir une salle pleine qui nous applaudit et les acteurs n’en revenaient pas non plus. En venant ici, on a une vue sur la montagne et sur la rivière, on a un cinéma magnifique et, en plus, on a un public en feu! »

Yan England (coscénariste et réalisateur), Milya Corbeil-Gauvreau (Océane), Mylène Mackay (Judith) et Antoine Olivier Pilon (Sam) ont répondu aux questions du public devant une salle comble au Cinéma Belœil le mercredi 21 juillet.
Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Le quatuor s’est volontiers prêté au jeu des questions-réponses à la fin de la représentation spéciale de Sam, suivi d’une prise de photos avec les membres de l’assistance le désirant. Ça a aussi été l’occasion de constater que des gens de tous les âges ont pu apprécier le film, ce qui rassure Yan England. « À partir de maintenant, vous êtes les ambassadeurs de ce film. Si vous l’avez aimé, n’hésitez pas à en parler autour de vous et à dire à vos proches de venir le voir dès sa sortie! » « Ce film, c’est pour vous qu’on le fait », a surenchéri Antoine Olivier Pilon.

Grande fierté
Yan England ne cache pas son enthousiasme face à son deuxième long-métrage, qui ressemble exactement à ce qu’il avait en tête même si l’arrivée de la pandémie a ralenti les dernières dates de tournage. « Ce n’est pas un film COVID et on s’est arrangés pour qu’elle n’apparaisse pas à l’écran. Et je ne dis pas quelles scènes ont été tournées après pour laisser planer le mystère! »

L’Hilairemontais est aussi fier de montrer une fois de plus une partie de ses racines à l’écran, lui qui a longtemps fait de la natation et même coaché dans cette discipline avec le Club de natation d’Otterburn Park, qui apparaît d’ailleurs dans la liste de remerciements à la fin du film. « Le sport fait partie de mon bagage, de mes racines. Mes racines m’ont tellement donné que je n’ai pas le choix de les inclure quelque part à l’écran. C’est pourquoi j’ai trouvé que l’idée de faire un film sur trame de natation se prêtait bien au film que j’avais envie de faire. »

Après avoir eu pendant cinq ans « la tête dans ce film-là », aucun doute que Yan England aura bientôt un autre projet dans la tête. Et il espère que l’éventuel prochain film prendra moins de temps à voir le jour!

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