25 mars 2016
Saint-Hyacinthe anticipe l’arrivée d’autres réfugiés
Par: Karine Guillet

COMMUNAUTÉ. Saint-Hyacinthe pourrait d’ailleurs accueillir une nouvelle vague de Syriens au cours des prochains mois. Entre-temps, elle continue à déployer les efforts pour intégrer les nouveaux arrivants dans la communauté.

La Ville de Saint-Hyacinthe a accueilli 16 familles en 23 jours, dont une de neuf enfants, pour un total de 59 réfugiés. Les familles ont toutes été logées aux quatre coins de Saint-Hyacinthe à l’intérieur d’une semaine suivant leur arrivée.

«Dans le premier 25 000 annoncé par le gouvernement fédéral, nous avons reçu tous les réfugiés identifiés pour Saint-Hyacinthe. Mais nous nous attendons tout de même à ce qu’il y ait d’autres réfugiés d’accueillis. Nous anticipons une arrivée moins massive, peut-être une vingtaine d’autres», explique la porte-parole de Saint-Hyacinthe, Brigitte Massé.

Choc culturel

Les écoles de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe a pour sa part accueilli 25 des 41 enfants réfugiés dans leurs locaux, les autres étant encore trop jeunes. 

Les jeunes Syriens sont pour le moment en classes adaptées, puisque certains enfants ont passé des années dans des camps de réfugiés, où l’enseignement était inadéquat, voire inexistant. Ils pourront intégrer les classes ordinaires d’ici six mois à un an. Le réseau scolaire a évalué le parcours scolaire des enfants ainsi que leurs capacités langagières. Dans certains cas, l’intégration a demandé un peu d’adaptation.

«Il y a une école située sous un corridor aérien. Pour les enfants de l’école, c’est tout à fait normal d’entendre des avions passer à quelques reprises. Mais pour un enfant qui a vécu en Syrie pendant le conflit, le passage des avions était quelque chose de très traumatisant. Il fallait rassurer les enfants. Même chose pour la cloche de récréation qui était un stress énorme parce que pour eux, c’est un avis de bombardement»

Les familles syriennes reçoivent pour le moment une allocation de subsistance.  Une première cohorte devrait bientôt commencer les cours de francisation au Cégep de Saint-Hyacinthe, une première étape déterminante avant d’intégrer le marché du travail.

Avant le conflit, certains immigrants œuvraient dans le milieu de la construction, d’autres étaient musiciens ou même fromagers, des formations qui seront prises en considération dans leurs démarches pour trouver un nouvel emploi. «L’objectif, c’est de les réintégrer dans les emplois qui correspondent à leur profil», assure Mme Massé.

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