8 août 2018
Saint-Charles risque d’accueillir des Hells Angels
Par: Olivier Dénommée

Une perquisition a eu lieu à cet endroit cet hiver.

Le grand rassemblement annuel des Hells Angels au Canada, le Canada Run, doit avoir lieu cette fin de semaine au Québec, dans la région de Saint-Hyacinthe. Il semble qu’un rassemblement à Saint-Charles-sur-Richelieu soit le scénario le plus probable envisagé par les policiers.

Il y a deux semaines, la possibilité que les motards se donnent rendez-vous sur un terrain privé situé sur le 4e Rang était déjà sérieusement envisagée, sans être confirmée par la Sûreté du Québec (SQ).

Le maire de la municipalité, Marc Lavigne, a confirmé que la SQ et la Gendarmerie royale canadienne (GRC) travaillent sérieusement sur le scénario où les motards se retrouveront en grand nombre à Saint-Charles du 9 au 11 août. Des policiers se sont même présentés à la dernière séance du conseil municipal, le 1er août, pour répondre aux questions et aux craintes des citoyens en vue de la venue hypothétique des Hells Angels.

Malgré les éventuels défis logistiques d’accueillir plusieurs centaines de personnes dans un même lieu, le maire Lavigne reconnaît qu’il n’avait encore «rien vu passer» de particulier, du moins pas dans sa municipalité. «Pour le moment, c’est plus du côté de Saint-Hyacinthe qu’on voit passer les motos», a-t-il commenté.

De son côté, la SQ s’est faite avare de commentaires mardi afin de ne «pas nuire à sa stratégie» en lien avec la surveillance du Canada Run, mais une porte-parole a confirmé que le scénario de Saint-Charles était bel et bien sur le radar. Il n’a pas été possible de savoir si d’autres sites étaient ciblés par les forces policières.

Mais peu importe où les motards se rencontreront, les policiers insistent sur le fait que les citoyens de la région n’ont rien à craindre des Hells Angels, qui ne sont là que pour se faire voir. «Dès qu’ils se regroupent en grand nombre, nous sommes là pour nous assurer que tout se passe dans l’ordre et qu’ils rentrent dans le rang», avait mentionné le directeur des communications de la SQ, Guy Lapointe, au journaliste lors d’un précédent entretien.

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