10 novembre 2015
Saint-Basile-le-Grand, avant-gardiste selon Allergies Québec
Par: Karine Guillet
L'épinéphrine est entre autres utilisé comme médicament d'urgence lors des crises d'anaphylaxie.

L'épinéphrine est entre autres utilisé comme médicament d'urgence lors des crises d'anaphylaxie.

Après les défibrillateurs, Saint-Basile-le-Grand veut s’équiper pour lutter contre les réactions allergiques. Une initiative encore marginale dans la province.

La municipalité n’a pour le moment jamais eu à gérer un cas d’anaphylaxie (réaction allergique), mais le directeur général Jean-Marie Beaupré indique que la Ville souhaite d’abord agir à titre préventif. Quatre auto-injecteurs d’épinéphrine (plus couramment appelés ÉpiPen) seront installés dans les bâtiments principaux de la municipalité qui accueillent un plus grand public.

Phénomène naissant au Québec
Selon la porte-parole d’Allergies Québec, Dominique Seigneur, si de plus en plus de villes des États-Unis et de l’Ontario se dotent d’auto-injecteurs, l’initiative est encore jeune au Québec. Elle note que peu de municipalités l’ont fait publiquement.   
«Les  défibrillateurs, ça a commencé comme ça. Il y avait un besoin dans les arénas, dans les endroits sportifs et après ça s’est décliné dans les édifices municipaux. Le mouvement des auto-injecteurs au commun , ça fait partie d’un mouvement assez moderne.»
Dans la région, Mont-Saint-Hilaire possède quelques injecteurs d’épinéphrine dans les trousses de ses bâtiments principaux, mais pas Belœil et Otterburn Park. Les trousses de premiers soins des services de Sécurité Incendies des deux municipalités sont toutefois équipées de la médication.
«Les municipalités sont de plus en plus conscientes des risques qui peuvent arriver aux citoyens sur leur territoire», note Patrick Lemieux, porte-parole de l’Union des municipalités du Québec.  L’UMQ ne sait pas si beaucoup de ses membres se sont munis de tels injecteurs.  
Seconde protection
Selon Allergies Québec, près de la moitié des réactions allergiques se produiraient d’ailleurs à l’extérieur de la maison.
«La question ici n’est pas de déresponsabiliser la personne avec une allergie alimentaire», explique le porte-parole d’Allergie Québec, Dominique Seigneur. Certaines personnes en choc anaphylactique pourraient avoir besoin d’une deuxième dose en raison de la gravité de la réaction. Un auto-injecteur gardé en lieu public peut aussi s’avérer utile en cas de péremption de celui de la victime ou d’un oubli. Dans certains cas, elle souligne que la victime pourrait même ne pas être au courant qu’elle souffrait d’une allergie.   «L’auto-injecteur doit toujours être sur soi. Mais tant mieux qu’il y ait un pas vers la prévention qui soit fait parce que c’est un problème de santé publique grandissant», explique-t-elle.
Outre les municipalités, certaines chaînes de restauration ont aussi choisi de se doter d’épinéphrine pour prévenir les allergiques. C’est notamment le cas de Saint-Hubert et Pacini.

Qui peut administrer l’épinéphrine?

Depuis avril 2013, en l’absence d’un premier répondant , il n’est plus nécessaire d’être secouriste pour utiliser le défibrillateur ou administrer l’adrénaline.

 

Allergènes prioritaires au Canada

Arachides, les amandes et autres noix, graines de sésames, œufs,  lait,  poisson,  soja,  blé et  sulfites.

 

 4% d’adultes et 6% d’enfants

Proportion des Nord-Américains atteints d’une allergie alimentaire

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