25 novembre 2015
Retour sur la piscine
Par: Vincent Guilbault
Vincent Guilbault, éditorial

Vincent Guilbault, éditorial

L’Œil Régional est lu. Beaucoup, les chiffres le prouvent. Autant dans sa version papier que web. Nous contacter aurait dû être la première action de Belœil dans le dossier de la piscine. Notre rôle n’est pas de relayer le message officiel des Villes, certes, mais nous aurions pu présenter rapidement le projet et dissiper certaines interrogations.

Je m’attriste de la suite des événements. Pour emprunter les mots de la mairesse Diane Lavoie: «Au printemps 2016, nous voulons tenir, selon une formule qu’il nous reste à déterminer, une ou des journées spéciales de rencontres et d’échanges avec la population, pour donner l’heure juste et permettre que la décision finale soit prise à partir des faits et des chiffres réels.»

Trop peu, trop tard. Les rencontres, il fallait les prévoir avant. Un projet de plusieurs millions de dollars, ce n’est pas un changement de zonage négocié sur un coin de table. On a préparé les plans de la piscine pendant trois ans, nous dit-on. Le plan de communication est arrivé trois semaines avant la tenue d’un registre. Je sais, le temps pressait. Quand même.

 

Je sais que c’est facile à dire maintenant, mais il ne fallait pas se surprendre qu’une opposition se forme: Belœil a un historique de contestation populaire. Et même si c’est facile de les blâmer, je ne crois pas que les opposants soient responsables de l’échec. Lorsqu’il y a opposition, on s’organise pour la contrer.

 

Dans ma réplique préférée du film Les Incorruptibles, Malone (Sean Connery) explique à Eliott Ness (Kevin Costner) comment coincer le gangster Al Capone. «Tu veux coincer Capone? Ils sortent un couteau, tu sors un fusil. Ils envoient un de tes hommes à l’hôpital, tu envoies un des leurs à la morgue.»

 

Ok, nous ne sommes pas en pleine crise de la prohibition à Belœil. Mais vous comprenez l’idée. Les opposants distribuent une lettre; la Ville doit imprimer une édition spéciale de son bulletin municipal. Les opposants envoient une lettre d’opinion au journal; les élus débarquent dans les bureaux du journal avec les plans et tout le détail du projet. Nous croyons au projet ou nous n’y croyons pas. On se met la tête sur le billot.

 

Pourquoi? Car il s’agit d’un investissement majeur, voir historique pour la Ville. Et que les élus y croyaient à ce projet. Fallait tout donner pour convaincre les sceptiques.

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