20 septembre 2018
Repousser ses limites: un Hilairemontais participe au IronMan de Tremblant
Par: Denis Bélanger

Patrick Plouffe. Photo: Gracieuseté

Patrick Plouffe. Photo: Gracieuseté

Patrick Plouffe de Mont-Saint-Hilaire a mis son corps à rude épreuve en août dernier en participant au IronMan de Mont-Tremblant, un triathlon composé d’un parcours de nage de 3,8 km, suivi d’un 180 km en vélo d’un marathon de 42,2 km. Âgé de 48 ans, M. Plouffe a complété l’épreuve en moins de douze heures. Une grande fierté pour celui qui en était à son premier IronMan.

On ne s’improvise pas IronMan du jour au lendemain; ça prend de la préparation comme l’a démontré Patrick Plouffe. Il s’est entraîné pendant un an pour l’événement de Mont-Tremblant. Il a notamment participé à des demi-IronMan. Tout ce cheminement découle d’un engouement pour la course qui est venu il y a environ cinq ans. Au fur et à mesure, motivé par le désir de pousser ses limites jusqu’au dernier retranchement, il a continué d’augmenter ses distances. D’ailleurs, il aimerait se qualifier pour le marathon de Boston. «J’ai comme une rage, j’ai besoin de défis», a dit l’Hilairemontais qui était au repos de l’entraînement au moment de l’entrevue.

L’émerveillement avant la panique
Patrick Plouffe conserve de bons souvenirs de l’avant-course. Comme le veut la tradition, des avions militaires survolent les environs de Tremblant pour marquer le départ. «C’était assez impressionnant», a-t-il admis. Mais au départ, il a commencé la portion natation qui, à son avis, a probablement été la plus difficile des trois sur le plan mental. Dame nature a ajouté un degré de difficulté additionnel en offrant aux participants un épais rideau de brouillard, lequel a d’ailleurs fait retarder le départ de plusieurs minutes.

«On ne voyait pas grand-chose. Les nageurs embarquaient les uns sur les autres. J’ai trouvé ça paniquant. Je pensais à un moment donné que j’allais craquer et que je ne serais pas capable de terminer l’épreuve. C’était interminable et j’avais très hâte de sortir de l’eau», a raconté M. Plouffe, qui estime avoir perdu tout près de six livres durant le triathlon d’endurance.

Après les crampes se sont mis de la partie. Ça n’a pas été évident pour le quadragénaire qui a néanmoins su gérer la situation, se faisant un devoir de ne pas aller trop vite pour se garder des réserves. Pour lui, les derniers kilomètres de course n’ont pas été les plus difficiles. Il a complété le IronMan en 11h 22 min 22 sec. «Je suis bien satisfait de moi. Ç’a été une expérience incroyable.»

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