20 septembre 2017
Réponse de Christian Faubert
Par: L'Oeil Régional

Messieurs, Vincent Guilbault et Henri Gazeau
À la suite de l’éditorial et du texte du journaliste Denis Bélanger parus dans L’Œil Régional du 13 septembre, je me dois de répondre aux sous-entendus que vous évoquez à mon sujet. Je me dois aussi de répondre aux noms des TLM (Toujours Les Mêmes) qui contribuent au développement économique, communautaire, social et sportif de notre Vallée.

On dit que la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre. Mon père a toujours été impliqué dans sa collectivité étant fondateur de plusieurs organismes locaux dans sa petite ville. Je présume que mon implication dans notre collectivité vient de ce modèle paternel éloquent. Plus jeune, j’ai eu la chance de recevoir une formation payée par la société québécoise qui me permet aujourd’hui de bien gagner ma vie comme ingénieur. Je ne m’excuserai jamais d’exercer mon métier et ne m’empêcherai pas de fréquenter des gens sous prétexte que ma profession a récemment fait les manchettes pour cause de corruption et collusion. Déduire que ma présence auprès d’élus quelconques est automatiquement une tentative de malversation longuement calculée en dit long sur le mal que les récents scandales ont fait à notre profession. J’en suis le premier déçu. Chaque jour, je m’acquitte de mes obligations professionnelles avec intégrité et je pense honnêtement que mon rôle est de partager mes connaissances, mon réseau et mon temps avec des gens de la région afin de faire progresser des associations et des fondations dont les causes me sont chères. Avant tout, je suis un Hilairemontais qui croit en sa région et en ses gens.

Je trouve aussi dommage, M. Guilbault, que tant qu’à avoir présenté mon curriculum vitae, vous n’ayez pas relaté ma participation aux nombreux événements caritatifs des organismes de la région, ma participation année après année à la Guignolée, le fait que je cuisine des hotdogs à l’école de mes enfants pour une levée de fonds ou encore la journée que je prends annuellement pour expliquer aux jeunes du primaire ce que fait un ingénieur et leur expliquer les principes de base de l’électricité. Pourtant, des élus n’y sont pas présents à chaque fois. Surpris, Messieurs?

Selon Statistiques Canada, les Québécois ont le taux d’engagement communautaire et de bénévolat le plus faible dans les dix provinces canadiennes et ce n’est certes pas vos propos qui donneront l’idée aux gens qui le peuvent de s’impliquer davantage.

Toujours les mêmes, M. Guilbault? Impliquez-vous! Ce n’est pas qu’une question d’argent ou d’avoir les moyens pour le faire. C’est surtout une histoire de cœur, de générosité et de temps.  D’empathie.

Dans 40 ans, lorsque je regarderai derrière moi le sentier que mon père et moi avons tracé, j’espère y voir mes enfants l’emprunter la tête haute.

Christian Faubert, ing.

 

Réponse de la rédaction

M. Faubert, jamais je ne vous accuse de malversation, jamais je n’attaque votre intégrité. Au contraire, je souligne que le geste est généreux de votre part. Je dis qu’il est normal que des organismes vous sollicitent pour vos qualités de gestionnaire. Les «sous-entendus» que vous relevez, je prétends qu’ils ne sont pas dans mon texte. Oui, Henri Gazeau pose des questions et comme journaliste, je rapporte son malaise. Son questionnement est normal, le climat québécois que vous soulevez le justifie. Soulignons que même Yves Corriveau a voulu montrer patte blanche en invitant tout le monde à son souper. Encore une fois, je dis qu’il est dommage que M. Corriveau doive arrêter de mettre en encan des soupers. Je souhaite cet échange sans rancune et je salue encore une fois votre implication citoyenne, tout comme celle de M. Corriveau.

Vincent Guilbault, directeur de l’information

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