13 janvier 2017
Rencontre avec les DJ et les animateurs du tournoi bantam
Par: Denis Bélanger
Pour tout le tournoi, on compte sur les services de six DJ et de quatre annonceurs. L’organisation du tournoi a officiellement séparé les tâches entre DJ et annonceur maison.

Pour tout le tournoi, on compte sur les services de six DJ et de quatre annonceurs. L’organisation du tournoi a officiellement séparé les tâches entre DJ et annonceur maison.

HOCKEY. Un tournoi de hockey sans musique et sans présentation de joueurs est comme un gâteau sans crémage. L’Œil Régional a eu un accès privilégié au poste de travail de ceux qui mettent de la vie au 35e Tournoi provincial bantam de Belœil.

Les spectateurs dansent et tapent des mains dans les estrades grâce au DJ et à l’annonceur. «Ce ne sont pas tous les tournois qui ont de la musique», note d’entrée de jeu le coordonnateur Frédéric Brisson. «Sans nous, il n’y a pas d’ambiance. Le parent va se concentrer sur la partie pour regarder son jeune jouer. Nous sommes là pour mettre le party dans la place, ajoute le responsable des annonceurs, Simon Lafrenière. C’est nous que les gens entendent et c’est nous qui mettons la musique. Nous donnons une touche unique au tournoi et les gens nous font des commentaires positifs à cet égard.»

Pour la durée du tournoi, les bénévoles disposent d’une banque de 400 chansons, achetées sur iTunes pour respecter les droits d’auteurs. Le DJ peut faire jouer facilement une cinquantaine de pièces par partie  pour plaire à toute la famille. «Tu ne peux pas mettre la même chanson deux fois», explique le DJ Étienne Malouin.

Le travail des DJ et des annonceurs offre une expérience hors du commun aux joueurs. «On veut qu’ils sentent comme au Centre Bell», renchérit Étienne Malouin. «Pour la présentation des joueurs, on essaie de se mettre dans la peau du jeune qui entend son nom résonner», fait remarquer  Simon Lafrenière.

Les bénévoles font retentir les sirènes de but de plusieurs équipes de la LNH, dont celle du Canadien. De plus, c’est la voix de Michel Lacroix, présentateur officiel du Canadien au Centre Bell, que les joueurs entendent avant l’annonce des joueurs du match. Le vétéran annonceur a accepté d’enregistrer quelques spots pour le tournoi.

Être attentif

La tâche d’annonceur ou de DJ demande beaucoup de concentration tout au long de la partie.

L’annonceur doit avoir une bonne diction et être à l’aise avec un micro. Il peut aussi se montrer proactif et essayer de deviner, par exemple, l’infraction appelée par l’officiel. S’il manque de temps, les marqueurs lui communiqueront l’information par téléphone. Les annonceurs reçoivent la liste des joueurs assez tôt pour se familiariser avec les noms. «Ce qui est le fun, c’est que tu peux annoncer de plusieurs styles. Tu donnes ta couleur sur ce que tu veux», reconnaît Simon Lafrenière.

Le DJ, lui, doit faire preuve de synchronisme; il doit rapidement faire retentir la sirène lors d’un but. Heureusement, la technologie facilite la tâche. Le responsable de la musique doit suivre attentivement le déroulement de la partie pour adapter sa musique. «Il faut que tu penses deux chansons à l’avance. Pour une partie au pointage de 5-1, je mets de l’orgue à quatre minutes de la fin de la rencontre. On veut que les gens restent dans la partie quand même et qu’ils tapent des mains», explique Étienne Malouin.

Le Tournoi bantam de Beloeil se poursuit à l’aréna André-St-Laurent jusqu’au 22 janvier.

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