1 mars 2019
Yukon Quest
Rémy Leduc et ses fidèles compagnons franchissent la ligne d’arrivée
Par: Denis Bélanger

Rémy Leduc avant la course du Yukon Quest. Photo gracieuseté

La ténacité de Rémy Leduc a été soulignée par les organisateurs du Yukon Quest. Photo gracieuseté

Rémy Leduc aura réussi son pari. Le meneur de chiens, qui a grandi à Belœil, a terminé dans les temps permis le Yukon Quest, laquelle est considérée comme la course la plus difficile de la discipline.

Demeurant maintenant à Glenwood au Nouveau-Brunswick, M. Leduc a pris le départ de la course le 2 février à Whitehorse au Yukon. L’objectif était d’arriver, 14 jours et 1600 kilomètres plus tard, à Fairbanks en Alaska. Il a commencé avec 14 chiens et devait terminer l’aventure avec un minimum de 6 bêtes.

Rémy Leduc attaquait ce défi pour la première fois avec des attentes modestes. Il ne pensait pas remporter les grands honneurs, mais aurait bien aimé avoir le titre de recrue de l’année.

Le coefficient de difficulté s’est élevé d’un cran alors que tous ses chiens sont tombés malades pendant la course. « Ils avaient contracté une infection bactérienne avec diarrhée. »

Malgré cette difficulté, M. Leduc n’a jamais lancé la serviette. Si au dernier tiers de la course, il se trouvait bon dernier parmi les 30 équipes en lice, il a réussi par la suite à rattraper le temps perdu et à remonter de plusieurs échelons. Il a finalement terminé le Yukon Quest au 21e rang. Sa ténacité face à l’adversité lui a mérité l’honneur « Challenge of the North », remis à un musher (meneur de chiens) qui a fait face à un défi différent des autres. « Ils me l’ont donné en espérant que je revienne, et curieux de voir comment je me comporterais avec une équipe en santé tout le temps. »

Rémy Leduc est amplement satisfait de son expérience, mais admet que le Yukon Quest était plus difficile qu’il ne se l’imaginait. « Les conditions de pistes étaient plus difficiles. Mais le musher qui est parti pour le Yukon est différent de celui qui revient au bercail », dit celui qui a fait le voyage de retour par voie terrestre.

Rémy Leduc aimerait revivre l’expérience, en espérant faire encore mieux avec ses chiens. Mais pour l’instant le repos sera de courte durée. Il a rendez-vous le week-end prochain à Fort Kent au Maine pour la course Can-Am Crown de 402 kilomètres. Cette fois-ci, c’est sa conjointe Katherine Langlais qui dirigera un attelage de 12 chiens. Pour cette épreuve, elle devra compléter la course avec tous ses amis à quatre pattes.

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