6 décembre 2017
Regroupement 4 villes : 20 décembre, date limite pour signer la pétition
Par: L'Oeil Régional

Depuis les années 1990 et même antérieurement, de nombreux regroupements ont été effectués à travers le Québec. De 2001 à 2003, 43 fusions se sont ajoutées soit par l’adoption d’une loi de l’Assemblée nationale (loi 170) ou par décret du Conseil des ministres.

De ce nombre, une dizaine de regroupements ont été transformés, avec plus ou moins de succès, en agglomérations quelques années plus tard pour conserver aux grandes villes centre, notamment Montréal, Québec et Longueuil la responsabilité des intérêts collectifs. Toutefois, on oublie que, sauf exception, les autres regroupements ont été confirmés par 89 référendums, dont les villes de Saint-Hyacinthe, Saint-Jérôme, Shawinigan, Sherbrooke, Trois-Rivières, Saguenay et Saint-Jean-sur-Richelieu. Ces regroupements se caractérisent par leur taille moyenne, la concentration des villes d’origine sur un territoire essentiellement urbain, ainsi qu’une signature régionale reconnue. Contrairement à nous, ces nouvelles villes, faisant preuve de maturité politique ont éliminé leurs divisions et rivalités passées pour unir leurs forces.
Considérant les éléments techniques, de gestion et de planification qui favorisent un regroupement, ainsi que le rayonnement régional et le poids politique accrus qui en découleraient, chacune de nos villes y gagnerait à parler d’une seule voix. De son côté, en 2017, la société civile est déjà unifiée à travers toutes ses composantes, et ce, indifféremment des limites artificielles des villes.
Malheureusement, un manque flagrant d’information de base prévaut quant aux avantages et aux modalités d’un regroupement versus les inconvénients du statu quo. Les préjugés tiennent souvent lieu de certitudes. Côté politique, le sujet n’est pas prioritaire, ou ignoré faute de pression populaire. Il est à souhaiter qu’une majorité d’élus décideront de mettre cartes sur table pour informer adéquatement la population et lui permettre de se prononcer en connaissance de cause sur l’avenir de la région à long terme.
En 2001, la firme Raymond Chabot, Grant, Thornton a étudié un scénario regroupant Otterburn Park, Mont-Saint-Hilaire et Saint-Jean-Baptiste ainsi qu’un second scénario de six villes, ajoutant Belœil, McMasterville et Saint-Mathieu de Belœil aux précédentes. Les conclusions favorisaient les regroupements avec une préférence pour le dernier. Le rapport avait été déposé devant le conseil de Mont-Saint-Hilaire par le conseiller Yves Corriveau, mais l’élection municipale de novembre n’avait pas permis d’y donner suite. Le contexte actuel étant différent, les 30 nouveaux élus ne seraient-ils pas avisés de commander une nouvelle étude sur cet enjeu régional?
En tout état de cause, une pétition demandant au gouvernement de permettre aux citoyens par voie référendaire de se prononcer sur le regroupement de Belœil, Mont-Saint-Hilaire, McMasterville et Otterburn Park, a été lancée sur le site de l’Assemblée nationale par notre député local, Simon Jolin-Barrette. Une version papier est également en circulation sur des lieux publics. Plusieurs anciens et actuels élus de la région ont déjà appuyé ladite initiative dont un comité de soutien assurera le suivi.
J’invite les citoyens à signer ladite pétition avant le 20 décembre, afin de s’offrir un débat démocratique bénéfique pour toute la région en 2018.

Gérard Schafroth, Otterburn Park

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