21 octobre 2020
Projet du Golf Belœil
Réginald Gagnon propose une quatrième option pour l’avenir du golf
Par: Sarah-Eve Charland

En son nom personnel, Réginald Gagnon souhaite lancer une discussion concernant une quatrième option qui jumèle parc nature et développement immobilier de prestige. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Tout en respectant l’impartialité du conseil de ville, le conseiller municipal Réginald Gagnon souhaite lancer une discussion autour d’une quatrième option qui permettrait d’offrir un parc sur le terrain du golf à la collectivité tout en ayant conscience de la problématique touchant le financement d’un tel projet.

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« Ça prend de l’argent pour faire un parc merveilleux. Il faut aller chercher l’argent quelque part parce que l’argent n’est pas disponible dans le budget de la Ville et ça entraînerait une hausse des taxes. Ce n’est pas des farces, avec la COVID, il y a plein de nos citoyens dont le budget est serré », affirme-t-il.

La Ville de Belœil a choisi de demeurer impartiale dans le dossier entourant l’avenir du terrain de golf. Bien que Réginald Gagnon ait évité de se prononcer sur la place publique à ce sujet, il a choisi de déposer un mémoire dans le cadre des consultations publiques en son nom personnel afin de proposer une quatrième option. Sa proposition est loin d’être rigide, assure-t-il. Son objectif est de lancer une discussion.

Sa proposition se divise en trois volets. Le premier consiste à protéger et à végétaliser environ 65 % du terrain afin d’en faire un parc. Une autre partie, soit environ 25 %, serait alors dédiée à des installations offertes à la population comme des jeux d’eau ou un terrain de tennis puisque le secteur en est dépourvu. Cette partie se situerait à proximité du stationnement et du bâtiment existant.

Le dernier volet est celui qui permettrait de financer le tout. Ce volet représenterait 10 %, quoique ce chiffre ne soit pas coulé dans le béton, et serait consacré à un développement immobilier. Cet espace ne serait pas entièrement occupé par des immeubles. Il s’agit plutôt d’un espace où il y aurait reboisement et occupation immobilière. Le développement immobilier résulterait d’un concours architectural afin de proposer un projet acceptable pour les riverains.

Afin de gérer le parc, M. Gagnon propose la création d’une société parapublique qui posséderait le parc, récolterait les taxes liées au projet immobilier sur le 10 % et gérerait la gestion et l’entretien du parc. Étant donné que la Ville a estimé les coûts d’entretien d’un tel parc à environ 1 M$ par année, cette société devra être financée annuellement avec un minimum de 1,5 M$. M. Gagnon suggère donc que le développement immobilier soit suffisamment luxueux afin que les taxes foncières puissent couvrir ce financement.

« On est dans un processus, pour moi, de développement durable. On développe et on a un volet écologique important. Tout s’autofinance. Si la Ville me dit que 1 M$, c’est beaucoup pour entretenir le terrain et que ça prend 750 000 $ par exemple, on révisera les chiffres. La faiblesse dans mon mémoire, c’est qu’il faut construire pour 200 M$. C’est beaucoup. Si je pouvais réduire ce montant, je serais heureux. Mais en même temps, avoir un parc de pauvre qui n’a pas d’argent pour se construire, pour se reboiser et pour se végétaliser, ce n’est pas mieux. Il faut qu’on ait de l’argent pour atteindre l’objectif », souligne-t-il.

Les options sur la table vouées à l’échec

M. Gagnon en est venu à cette idée en réalisant que les options proposées par le Club de golf et le regroupement de citoyens militant pour l’achat du terrain afin d’y aménager un parc nature ne passeraient pas le test des processus d’approbation référendaire. D’un côté, le projet immobilier proposé par le Club de golf devra se soumettre à un changement de zonage. De l’autre, l’achat du terrain devra se réaliser par un règlement d’emprunt.

« Je pense que les deux options, que je les aime ou que je ne les aime pas, quand viendra le moment d’engager le processus, ça ne marchera pas. Alors, j’essaie de trouver une façon pour que ça marche et que la collectivité puisse mettre la main sur cet espace-là », poursuit-il.
La dernière option présentée lors de la soirée d’information est celle du statu quo. Les citoyens ont jusqu’au 23 octobre pour déposer un mémoire à la Ville de Belœil dans le cadre des consultations publiques sur l’avenir du terrain de golf.

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