29 février 2016
Quota de contraventions: des policiers sous haute surveillance
Par: L'Oeil Régional

POLICE. Aucune sanction n’a été imposée à l’endroit des policiers de la circulation qui quittaient leur poste après avoir remis leur quota de contraventions; ils sont maintenant surveillés depuis janvier 2015.

Le nouveau directeur de la Régie de police intermunicipale Richelieu-Saint-Laurent, Bruno Pasquini, explique que la situation était déjà corrigée lors de son arrivée en poste en juin 2015. «Au moment de ces allégations, la direction de la police avait décidé de mettre en place un plan de redressement. J’étais d’accord avec cette option et j’ai aussi demandé que quelques règles soient ajoutées.»

En juin dernier, Radio-Canada et  TC Media avaient révélé que des policiers attitrés à la circulation, une fois leur quota de contraventions atteint, retournaient à leur domicile pour se la couler douce, faire trempette dans leur spa ou jouer à des jeux vidéo.

M. Pasquini admet que certains policiers attitrés à la circulation ont peut-être exagéré en prenant plus de temps que la période de repas leur autorisait, et que c’est inacceptable. Mais il est d’avis que si une plus grande supervision avait été exercée, cette situation ne se serait probablement pas produite.

«Dès que la direction a été informée de ces allégations, elle a mis en place au début 2015 un plan de redressement majeur pour assurer une supervision plus soutenue du personnel. Dans toute organisation, quand tu as un boss, c’est lui qui s’assure que la job soit bien faite. Nous avons donc demandé aux superviseurs d’indiquer des attentes claires de travail aux agents, d’être plus présents sur le terrain pour les superviser, et de vérifier chaque jour leur rapport d’activités. En même temps, nous avons exigé au personnel de détailler davantage ce qu’ils font durant leur période de travail. »

Ces mesures de supervision et de suivi ainsi que la mise en place d’un plan de patrouille soutenu ont permis de redresser la situation, de freiner les comportements qui ne correspondent pas aux attentes de la direction, et d’encourager les gens à travailler, estime M. Pasquini.

«C’est vrai qu’il n’y a pas eu de sanction, mais cette approche privilégiée par la direction, plutôt que d’avoir opté pour une enquête sur chacun des policiers, nous a permis de nous assurer que ces situations ne se produisent plus. Ou bien tu enquêtes et tu accuses, ou tu indiques tout de suite tes attentes et dis que ça suffit et que ça ne peut plus se produire.»

La présidente actuelle de la régie de police, Diane Lavoie, et la présidente de l’époque, Suzanne Dansereau, n’ont pas voulu commenter la nouvelle. Elles ont référé la journaliste à M. Pasquini.

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