7 novembre 2019
Fermeture du IGA
Qu’est-ce qui remplacera l’épicerie de Mont-Saint-Hilaire?
Par: Denis Bélanger

Plusieurs citoyens se demandent quel commerçant occupera le local du IGA. Photothèque | L’Œil Régional ©

Les développements des dernières semaines augmentent les possibilités de locataires potentiels pour les propriétaires du centre commercial sur la 116 à Mont-Saint-Hilaire qui cessera en janvier prochain d’abriter le Marché Pepin IGA. Bien que la machine à rumeurs va bon train, aucun commentaire officiel n’a été émis de la part de la société de portefeuille reliée aux exploitants des chaînes Provigo et Maxi.

Les propriétaires des bâtiments commerciaux de la 116 ne sont maintenant plus limités pour l’instant à un agrandissement maximal unique de 5 %. Cette mesure était incluse dans les règlements municipaux adoptés en liens avec le plan particulier d’urbanisme du secteur centre-ville. Mais ces derniers ont été suspendus il y a quelques semaines à la suite d’un jugement de la Cour supérieure. Ce sont les précédents règlements qui s’appliquent d’ici à ce que l’action judiciaire initiée par le Metro de Mont-Saint-Hilaire soit tranchée par un juge.

De plus, Mont-Saint-Hilaire a confirmé que le conseil municipal ne contingentera finalement pas le nombre d’épiceries sur le boulevard Sir-Wilfrid-Laurier. En juin, les élus avaient pourtant donné un avis de motion pour modifier le règlement de zonage afin de limiter le nombre d’épiceries ayant une superficie de plancher de plus de 1858 mètres carrés sur le boulevard Sir-Wilfrid-Laurier. Ce même règlement aurait aussi empêché toute épicerie ou boulangerie de s’installer en façade à moins de 200 mètres d’un commerce de cette nature déjà existant sur Saint-Georges.

Depuis que le IGA Pepin a annoncé en octobre que sa demande d’extension de bail au-delà du 30 janvier était officiellement refusée, plusieurs intervenants dans le dossier ont avancé qu’un Maxi s’implanterait potentiellement à cet endroit. L’Œil Régional a essayé de contacter un représentant de la société de portefeuille, mais personne n’avait rappelé le journaliste au moment de mettre sous presse. Soulignons que le règlement de zonage permet des usages de commerce local, de restauration ainsi que de service gouvernemental et paragouvernemental.

Pas d’appel
La Ville de Mont-Saint-Hilaire et le promoteur du projet de développement de la rue Saint-Georges, Odacité, ont décidé ne pas porter en appel de la décision rendue par le juge de la Cour supérieure Serge Gaudet, qui gèle aussi tous travaux d’ici le procès.

« La Ville demeure convaincue que les règlements contestés ont été adoptés conformément à la loi et que leur entrée en vigueur était valide, souligne la porte-parole de la Municipalité, Julie Benjamin. Cependant, elle respectera en tout point les conclusions dudit jugement. »

De son côté, le président d’Odacité, Steve Richard, veut éviter de retarder le procès prévu pour novembre 2020. Rappelons que son principal locataire, IGA, sera absent de Mont-Saint-Hilaire pour une période indéterminée à compter du 8 janvier.

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