24 août 2016
Quatre villages testent le covoiturage
Par: L'Oeil Régional
Les maires Marc Lavigne, Denis Campeau et Jean Murray ainsi que le conseiller municipal Raynald Bélanger devant le logo de la nouvelle initiative de covoiturage

Les maires Marc Lavigne, Denis Campeau et Jean Murray ainsi que le conseiller municipal Raynald Bélanger devant le logo de la nouvelle initiative de covoiturage

TRANSPORT. Quatre villages de la région souhaitent offrir un service de covoiturage à leurs citoyens, alors que le projet de taxis collectifs en milieu rural est mis sur la glace.

La municipalité de Saint-Charles-sur-Richelieu teste différents logiciels de covoiturage avec l’aide des municipalités de Saint-Denis-sur-Richelieu, Saint-Antoine-sur-Richelieu et Saint-Marc-sur-Richelieu.

«On a identifié quelques produits. Maintenant, on est au stade d’en tester à une très petite échelle. On va continuer nos recherches et on espère déployer ça dans les prochains mois», annonce la maire de Saint-Charles-sur-Richelieu, Marc Lavigne. Il souhaite que le service soit idéalement mis en branle d’ici novembre.   

La municipalité de Saint-Charles-sur-Richelieu a pris connaissance d’une demande pour le covoiturage durant la consultation publique pour l’élaboration de la politique familiale et des aînés. Cependant, il reste encore à savoir si l’offre suivra.

Le coût d’investissement pour les municipalités serait assez faible, puisqu’elles regardent pour des logiciels libres de diffusion (open source), souvent bon marché.

«Pour le moment, il n’y a pas de frais attachés à l’achat d’un logiciel ou à la location d’un logiciel. On n’est pas là du tout. C’est quelque chose qu’on va trouver de façon gratuite», explique M. Lavigne.

Taxis collectifs sur pause

Depuis quelques mois, les quatre municipalités, ainsi que Saint-Jean-Baptiste et Saint-Mathieu-de-Beloeil, accompagnées de la Corporation de développement de la Vallée-du-Richelieu (CDCVR), travaillaient sur un projet de taxis collectifs.

Toutefois, l’abolition prochaine du CITVR et la création d’une entité métropolitaine de transport, causées par l’adoption du projet de loi 76 du gouvernement Couillard, sont venues chambouler les plans. L’attribution de subventions pour soutenir le projet semblait aussi incertaine.  

«Cela a amené plusieurs contraintes qui rendaient complexe le projet. […] Les municipalités ont préféré suspendre ce projet-là, de crainte que ça représente un fardeau financier trop important pour elles», résume la directrice générale du CDCVR, Marie-Claude Durette.

Les quatre villages ont donc décidé de concentrer leur énergie sur le développement d’un service de covoiturage.

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