22 juin 2017
Projet commercial d’environ 10 M$ à Belœil
Par: Karine Guillet
Une maquette du projet commercial imaginée par le promoteur.

Une maquette du projet commercial imaginée par le promoteur.

La sortie 112 de l’autoroute 20, à Belœil, devrait accueillir dès cet automne un nouvel espace commercial. Les ouvriers s’activent d’ailleurs déjà depuis quelque temps à donner vie à ce projet de 7 à 10 M$.

Le promoteur du projet, Peter Tzanetatos, raconte travailler depuis près de deux ans à la concrétisation de ce projet. Il dit avoir acheté un terrain à l’intersection des rues Serge-Pepin et Yvon-L’heureux après avoir eu un coup de cœur pour Belœil. Il y voit une ville avec de beaux développements résidentiels, mais souffrant peut-être d’un manque dans son offre commerciale.

Le centre commercial sera composé d’un grand bâtiment en L d’environ 41 000 pieds carrés, pouvant accueillir 16 commerces, et d’un second espace, plus petit, de 4 900 pieds carrés, pouvant aussi accueillir deux locaux. Les deux seront liés par un projet intégré. Un stationnement de 250 places est aussi prévu.

Selon le promoteur, environ 15% des locaux sont réservés, et il se dit sûr que le reste trouvera preneur rapidement. M. Tzanetatos indique d’ailleurs être en négociation avec plusieurs locateurs potentiels. Déjà, il sait que le centre commercial devrait accueillir des restaurants, mais il se dit également ouvert à d’autres types de commerces, dont des commerces de service.

Le zonage actuel permet l’implantation de commerces et de restauration. La mairesse de Belœil, Diane Lavoie, souhaite l’arrivée de nouveaux restaurants sur cet espace commercial. «Nous avons de super bons restaurants de fine cuisine dans le Vieux-Belœil. Mais lorsque nous allions en consultation, ce que les gens nous disaient c’est qu’il manquait de restaurants familiaux. On espère que certains s’y établiront dans cette bande commerciale.»

Fuites commerciales importantes

D’ailleurs, selon une étude réalisée par la firme Altus en 2012, presque 40% des achats de nature commerciale, excluant la restauration et les services, s’effectuaient à l’extérieur de la région. Ces fuites représentaient 276 M$ annuellement. Parmi les raisons invoquées par les consommateurs pour acheter ailleurs, les plus fréquentes étaient le manque de variété et l’impossibilité de trouver le produit recherché.

«C’est sûr qu’on ne pourra jamais régler les problèmes de fuites commerciales parce que maintenant, ça se construit par thématiques», explique la mairesse, citant en exemple les détaillants de meubles ou de véhicules. «On a quand même des fuites qu’on peut combler par cette bande commerciale, qui sera, on le souhaite énormément, au bénéfice des citoyens.»

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