30 octobre 2015
Procès Turcotte: «Il a dit qu’il réalisait ce qu’il faisait»
Par: L'Oeil Régional

Le procureur de la Couronne, Me René Verret, a confronté le témoin expert, Dre Dominique Bourget, au témoignage de Guy Turcotte qu’il a livré à la Cour le 21 octobre dernier.

«Il voulait épargner une souffrance, mais il leur faisait mal. Pour moi, c’est un signe que son cerveau fonctionnait mal», soutient Dre Bourget.

«Ma compréhension est qu’après avoir donné le premier coup de couteau, il s’est rendu compte de ce qu’il faisait»?, insiste le procureur. «Je ne crois pas qu’il était en mesure de contrôler son comportement, qu’il était en perte de contrôle, pas capable de prendre une décision rationnelle et de s’arrêter», a expliqué la psychiatre.

«Ce que Guy Turcotte a vécu, c’est ce que vivent beaucoup de gens au Québec toutes les semaines», a ajouté Me Verret en parlant de la séparation et de ne plus voir ses enfants tous les jours. «L’individu avait une fragilité certaine. Ce n’est pas tout le monde qui le vit de la même façon, c’est du cas par cas, on ne peut pas généraliser», a souligné Dre Bourget.

Pour Me Verret, il est clair que la psychiatre s’est basée sur les dires de Guy Turcotte en entrevue en négligeant certains témoignages qui disent le contraire.

Non-responsabilité criminelle

Alors que Guy Turcotte plaidera la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux, Me Verret tente de démontrer que les troubles de santé mentale de Guy Turcotte avaient commencé après le drame puisque son entourage n’avait pas réalisé de changement à part une tristesse due à la séparation et qu’il était un peu plus en retrait. De plus, il a fait valoir que celui-ci n’avait jamais consulté de psychiatre avant 2009.

Le procès se poursuivra lundi avec la suite du contre-interrogatoire de la Dre Dominique Bourget.

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