20 juillet 2016
Pokemon Go aussi dans la région
Par: Karine Guillet
Aleksi Beaugrand Champagne

Aleksi Beaugrand Champagne

JEUX. La folie de Pokemon Go a aussi atteint Beloeil et Mont-Saint-Hilaire. Depuis la sortie du jeu, la semaine dernière, les deux bibliothèques de Mont-Saint-Hilaire et Beloeil sont même devenues des arènes virtuelles où les dresseurs peuvent tenter de mesurer leurs Pokémons aux protégés du Gym Leader local. L’Œil Régional a rencontré l’un d’eux.

Depuis la sortie du jeu, la semaine dernière, Aleksi Beaugrand Champagne a réussi à capturer plus de 600 Pokémons, totalisant 70 espèces sur les 150 disponibles pour le moment. Sa prise la plus rare est un Aerodactyl, un Pokemon volant préhistorique, qu’il a attrapé sur les marches de l’oratoire Saint-Joseph.

«Je me suis vraiment donné à 100% dans ce jeu-là. Je suis déjà rendu niveau 21», nous a-t-il expliqué mercredi dernier. 

Pour en arriver là, le dresseur a parcouru pas moins de 120 km en une semaine, en faisant notamment le tour de Saint-Hyacinthe et de Montréal, lui pour qui la marche n’est pas une habitude. Aleksi a aussi pris le contrôle de l’arène de la bibliothèque de Mont-Saint-Hilaire. Quelques aspirants l’ont défié, mais personne n’a vaincu son Lapras (un Pokémon d’eau et de glace) jusqu’à maintenant. Parmi les Pokémons qu’il souhaiterait attraper, un Dragonite (un dragon rare).

Afin de capturer davantage de Pokémons, Aleksi prévoit se rendre à Québec ce week-end avec trois amis, en évitant l’autoroute au profit de tous les villages. «On a un chauffeur désigné et quelqu’un va prendre deux téléphones pendant qu’on se promène. On a à peu près dix batteries de rechange avec nous», raconte celui qui a fièrement joint les rangs de l’équipe Valor, équipe des rouges.

Véritable passionné.

Le champion de la bibliothèque Armand-Cardinal est un véritable passionné de Pokémon. Il n’a jamais arrêté de collectionner ces petites bestioles depuis la sortie du premier jeu en 1998. Le nouveau venu de Nintendo lui apporte un aspect social que les autres jeux n’avaient pas atteint jusque-là.

«C’est sûr que j’aime ça parce que je ne suis plus seul à tripper sur Pokémon. C’est drôle de gamer en sortant dehors. C’est tout le contraire de d’habitude. Je rencontre beaucoup de gens. C’est rare qu’on se promène et qu’on est moins de cinq.»

Si la jouabilité de la recherche de Pokémons, à partir de l’appareil photo du téléphone intelligent, est remarquable, Aleksi note cependant qu’il s’agit davantage d’un jeu de collection que de combat. Selon lui les combats sont acceptables, mais toutefois moins poussés que ce que le jeu sur console avait offert jusqu’à présent.

Il pense que l’hiver refroidira les ardeurs des chasseurs de Pokémon, qui hésiteront peut-être à sortir de chez eux lorsqu’il fera froid et que ce ne sera plus la frénésie sur les médias sociaux.

 

Conseils et endroits à essayer

Pour les débutants, il conseille aux joueurs de conserver toutes leurs prises, même s’ils ont déjà un Pokémon de la sorte. Il s’agit d’une bonne façon d’acquérir rapidement de l’expérience. 

Ceux qui souhaitent des Pokémons d’eau peuvent se tenir près des étendues d’eau.  Les amateurs de Pokémons fantôme auront également davantage de chance lorsque le soleil se couche.

Parmi les endroits où réaliser une belle prise, Aleksi note que l’Oratoire Saint-Joseph, à Montréal, abrite des Pokémons rares. Les rues de Saint-Lambert et du Vieux-Port de Montréal sont également intéressantes à visiter. Plus près d’ici, le site de la bibliothèque Eulalie-Durocher est aussi un arrêt intéressant pour les joueurs, étant donné la présente de Pokéstop et d’une arène. 

image