4 juillet 2019
Plusieurs initiatives pour améliorer l’autonomie alimentaire dans la région
Par: Vincent Guilbault
Guylaine Vachon, Francine Guay, Patrick Thibert, Marie-Eve Lépine, Mélodie Georget, Isabelle Couture, JC Chayer, Mohamed Haouche et Natacha Gagné Patenaude.
Photo Vincent Guilbault | L’Œil Régional @

Guylaine Vachon, Francine Guay, Patrick Thibert, Marie-Eve Lépine, Mélodie Georget, Isabelle Couture, JC Chayer, Mohamed Haouche et Natacha Gagné Patenaude. Photo Vincent Guilbault | L’Œil Régional @

La région regorge de points de chute pour les surplus de potagers et de plates-bandes comestibles. La Table de solidarité alimentaire et le Regroupement pour le développement social de la Vallée s’unissent pour les faire découvrir au public dans le cadre de l’initiative Vers l’autonomie alimentaire.

Le mandat de la Table est d’accroître la consommation d’aliments frais, sains et locaux, de diminuer le gaspillage alimentaire et aussi d’améliorer la qualité nutritionnelle des aliments donnés par exemple dans les banques de dépannage alimentaire.
Les deux organismes ont donc profité d’une conférence de presse, le 27 juin aux Jardins communautaires de Mont-Saint-Hilaire, pour rappeler toutes les initiatives que les organismes et les municipalités de la région ont mis sur pied pour favoriser l’accès équitable à de la nourriture fraîche.
Pour contrer le gaspillage alimentaire, causé à plus de 47 % par les particuliers, les citoyens sont invités a donner les surplus de leurs jardins ou leurs fruits et légumes en trop dans l’un des nombreux points de chute de surplus sur le territoire. À partir du 15 juillet, les dons d’aliments frais (œufs, produits laitiers, collations, etc.) pourront être déposés dans le frigo libre-service du Grain d’Sel, près du Mail Montenach. « L’objectif de la Table est d’accroître la consommation d’aliments frais, sains et locaux, de diminuer le gaspillage alimentaire, mais aussi d’améliorer la qualité nutritionnelle », explique Mélodie Georget, agente de développement au Regroupement pour le développement social de la Vallée. Elle rappelle que les aliments que l’on retrouve dans le dépannage sont souvent moins frais. Donc, l’initiative du frigo, par exemple, peut permettre de hausser l’accès à des fruits et des légumes frais par le dépannage alimentaire.
On trouve aussi à différents endroits de la région des plates-bandes comestibles où les citoyens peuvent déguster des produits du jardin. Dans la plupart des cas, les produits de ces aménagements sont ensuite récoltés par les employés des municipalités pour être remis à la population. On trouve une panoplie de plates-bandes dans les municipalités de Saint-Jean-Baptiste, Mont-Saint-Hilaire, Saint-Basile-le-Grand, Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Antoine, Saint-Charles et Saint-Denis-sur-Richelieu.
Pour Patrick Thibert, du Centre d’action bénévole de la Vallée-du-Richelieu, « l’insécurité alimentaire a un impact sur la population, au niveau de sa santé, de son bien-être, de sa qualité de vie. Ceci a un coût social et économique, car les gens se retrouvent dans différents services auprès des organismes, auprès du réseau de la santé et ça a un coût de gérer cette problématique reliée à l’insécurité alimentaire. » Selon ses chiffres, 2867 résidents de la Vallée des Patriotes ont demandé une aide alimentaire en 2017 et 2018. En 2018, 459 paniers de Noël ont été remis. « Beaucoup de personnes, de façon ponctuelle ou plus régulière, ont besoin d’un soutien alimentaire », souligne-t-il.
La Table et le Regroupement rappellent aussi aux citoyens que l’achat frais et local passe par les kiosques de fruits, les jardins communautaires, les achats à la ferme, les marchés publics et aussi par des politiques municipales.
Pour connaître les adresses des plates-bandes et des points de chute : la page Facebook Incroyables comestibles de la Vallée.

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