9 avril 2021
Plus d’une dizaine de cas de COVID-19 à l’épicerie Metro de Belœil
Par: Denis Bélanger

Le Metro de Belœil. Photothèque | L’Œil Régional ©

Quinze employés de l’épicerie Metro Riendeau de Belœil ont été déclarés positifs à la COVID-19. Les cas ont été déclarés entre le 30 mars et le 5 avril. Les propriétaires du commerce ont néanmoins pris les mesures nécessaires pour procéder à la désinfection des lieux et ont même procédé à un dépistage massif.

 

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« Dès que nous avons été informés du premier cas de COVID-19, nous avons mis en œuvre notre plan d’intervention et pris la situation en charge, en collaboration avec les équipes du siège social de Metro. L’isolement de l’individu et des contacts rapprochés a été fait immédiatement, avant même de recevoir les directives de la santé publique. Les mesures de sécurité ont, dès lors, été revalidées et recommuniquées à tous, comme elles le sont sur une base plus que régulière », explique Gabriel Riendeau, directeur des opérations des Entreprises Riendeau.

Ce dernier ajoute que, lorsque d’autres cas ont été signalés, les retraits ont toujours été effectués selon les recommandations de la santé publique. « Nous avons dès lors pris l’initiative de faire un dépistage massif par le laboratoire privé Biron. Également, suivant notre protocole d’intervention, nous faisons désinfecter les aires de travail ou l’ensemble du magasin, selon les cas. La santé publique a d’ailleurs souligné notre engagement et reconnu notre sérieux et notre rigueur dans la gestion des événements. »

L’entreprise familiale a même décidé d’offrir une compensation financière aux employés en isolement afin de réduire au maximum l’écart entre les salaires et la prestation de l’assurance emploi ou de la PCRME. « Nous restons solidaires et emphatiques face à cette malheureuse situation, cela démontre que personne n’est à l’abri malgré tous les efforts et les mesures en place. »

Les derniers employés ayant reçu un diagnostic positif ont travaillé pour la dernière fois le 3 avril.

Pour ce qui est du salarié ayant été diagnostiqué le 30 mars, son dernier jour de travail remonte au 29 mars.

S’ajoute au lot un autre cas signalé une semaine plus tôt, le 24 mars. Le dernier jour de travail de cet employé était le 22 mars.

Trois employés du Metro Riendeau de Mont-Saint-Hilaire ont aussi testé positifs au virus les 16 et 30 mars ainsi que le 2 avril. Leur dernier jour de travail remontait respectivement au 14, 21 et 28 mars. Notons que tous les cas de COVID-19 dans tous les Metro de la province sont affichés sur le site internet de la bannière.

De son côté, la direction de la Santé publique n’a pas commenté directement la situation de Metro, car les interventions faites dans les milieux de travail sont confidentielles. Elle a toutefois rappelé comment elle procédait pour chaque cas de COVID-19 déclaré.

« La santé publique lui indique les consignes à suivre et la personne infectée obtient de l’information sur les personnes qui ont été en contact avec elle pendant sa période de contagiosité. Une intervention de la santé publique est aussi faite auprès des personnes qui ont été en contact modéré ou élevé et auprès du milieu de travail pour identifier notamment si d’autres employés sont à risque de développer la maladie et pour évaluer si les mesures de protection sont appropriées », explique la porte-parole Chantal Vallée.

Cette dernière a aussi expliqué le processus de décision menant à un dépistage massif d’un milieu. « C’est l’enquête de santé publique menée par un médecin spécialiste en santé publique qui déterminera si un dépistage massif est nécessaire. Un dépistage massif peut être nécessaire pour avoir un portrait plus juste de l’éclosion, par exemple, lorsque l’information dont nous disposons ne nous permet pas d’expliquer la transmission. Toutefois, un dépistage massif n’est pas toujours requis; ces décisions sont donc prises au cas par cas. »

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