11 octobre 2018
Plan particulier d’urbanisme:le travail n’est pas terminé
Par: Denis Bélanger

Les citoyens ont posé beaucoup de questions sur le projet de la rue Saint-Georges le 12 septembre dernier. Photo: Archives

L’adoption du premier projet de règlement du plan particulier d’urbanisme (PPU) du Centre-Ville, qui devait se faire en octobre, a été reportée en novembre, car la Ville de Mont-Saint-Hilaire n’a pu tenir ses ateliers participatifs le 12 septembre dernier.

Rappelons qu’à la séance du 12 septembre, où ont été présentées les grandes lignes du projet de développement de la rue Saint-Georges, l’une des six zones composant le secteur du centre-ville, les citoyens avaient choisi de ne pas tenir les ateliers, choisissant plutôt de poser davantage de questions au promoteur. Les organisateurs de la soirée avaient donné comme option aux citoyens de remplir des documents pour qu’ils donnent leur point de vue sur le PPU. La municipalité avait reçu environ 70 documents, ce qui n’était pas suffisant pour adopter en première lecture le plan particulier d’urbanisme.

«Le projet va être bonifié et la parole va être accordée aux citoyens pour qu’on ait un projet qui se rapproche davantage de la réalité et de nous permettre de nous aiguiller dans notre réflexion», a indiqué le maire de Mont-Saint-Hilaire, Yves Corriveau, lors de la dernière séance du conseil municipal.

Après l’adoption en novembre, il y aura tenue de consultation publique en décembre. Puis, en janvier, le conseil municipal devrait adopter en deuxième lecture le PPU.

Rappelons que le projet du promoteur Odacité propose un bâtiment de quatre étages d’une hauteur de 16,9 m. Les trois étages du haut comprendront environ 75 logements locatifs tandis qu’il y aura au rez-de-chaussée l’épicerie IGA (37 500 pi2), un bistro avec terrasse (3000 pi2) et d’autres commerces (4000 pi2). De plus, 74 cases de stationnement seront aménagées près de l’épicerie, et 34 autres espaces de stationnement en partage pour les usagers de tout le secteur. Le projet inclut aussi 170 cases souterraines.

Le vice-président de l’Association des citoyens de Mont-Saint-Hilaire (ACMSH), Louis-Georges Cournoyer, a rappelé que plusieurs résidents redoutent des conséquences néfastes sur la circulation. Des études préliminaires présentées à la rencontre du 12 septembre ont révélé que le projet de développement de Saint-Georges entraînerait quotidiennement l’ajout d’un peu plus de 200 véhicules à l’intersection de la rue Saint-Georges et de la 116, pour la période allant de midi à minuit. Notons toutefois que les automobilistes pourront utiliser la rue du Centre-Civique, qui devrait déboucher sur Saint-Georges.

«Les problèmes de circulation ont été entendus et plusieurs membres du conseil se posent des questions à cet effet», a ajouté le maire Yves Corriveau.

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