19 septembre 2016
Piscine: Belœil se concentre maintenant sur les subventions
Par: Karine Guillet
La mairesse de Belœil, Diane Lavoie

La mairesse de Belœil, Diane Lavoie

Les citoyens de Belœil auront une piscine en 2018. D’ici là, le conseil municipal de Belœil compte maintenant déployer son énergie à réduire le coût de la piscine pour les citoyens.

«Nous sommes heureux d’avoir la confirmation que l’enthousiasme pour ce grand projet est également partagé par une majorité de citoyens», a dit la mairesse Diane Lavoie

La mairesse a confirmé lundi vouloir mettre les bouchées doubles pour obtenir une subvention au Fonds chantier Canada-Québec. Rappelons que la Ville de Belœil a déposé une demande de subvention de 9 565 300$ dans le cadre de ce fonds. 

Diane Lavoie avait déjà rencontré les députés provinciaux et fédéraux, mais elle s’est dite prête à cogner aux portes des ministères.

«Tout le temps était consacré pour le référendum depuis les quatre dernières semaines. Là, on va pouvoir se concentrer. Je vais aller faire des pressions auprès des deux paliers de gouvernement», a-t-elle dit.

La Ville de Belœil attend également la réponse d’un partenaire privé qui pourrait payer une partie de l’équipement sportif.  La Ville ignore l’ampleur cette contribution privée puisque l’investisseur attendait la fin des procédures référendaires avant d’aller de l’avant.

La porte est également toujours ouverte pour d’autres municipalités qui voudraient contribuer. Outre Saint-Mathieu-de-Belœil et Otterburn Park qui contribuent déjà financièrement, Mont-Saint-Hilaire honorera l’entente de réciprocité qu’elle avait auparavant conclue lorsque la piscine était à l’école Polybel. La mairesse a également indiquée que Saint-Marc-sur-Richelieu serait intéressée à utiliser les équipements, en remboursant à ces citoyens la différence entre une inscription non-résident et le coût résident. 

La Coaliton satisfaite

Membre de la Coalition contre le projet Saint-Jean-Baptiste, Rémi Landry s’est dit satisfait de la campagne menée par son équipe. «Depuis le début, nous avons cherché à faire un débat d’idées. Malheureusement, ce n’est pas ce qui s’est passé. Le référendum n’était pas contre une piscine. Les gens ont voté pour une piscine et non pas à savoir s’ils voulaient ce projet-là ou un autre», a-t-il dit.

M. Landry croit toutefois que la Coalition aura tout de même réussi à obtenir un engagement plus ferme de la Ville sur le respect de son budget.

«La Ville va devoir livrer la marchandise. Selon nous, il y a des problèmes avec ce projet-là. J’ose espérer que la Ville va être en mesure de répondre à ses engagements. Nous allons être là pour surveiller ça.»

Projet contesté

Étant donné la démarche référendaire, la municipalité a annoncé qu’elle continuerait de diffuser l’information sur son site Web. Rémi Landry a toutefois souligné que la Ville n’a toujours pas rendu publiques les ententes avec les autres municipalités de même que l’entente de cession avec le propriétaire du terrain de la future piscine.

Le projet de piscine sur la rue Saint-Jean-Baptiste était contesté entre autres en raison de l’emplacement loin de l’école Polybel, du coût projeté du projet et du mode de construction retenu (conception construction). L’absence de subventions faisaient également douter les opposants de la solidité du projet.

Échéancier

26 Septembre 2016: octroi du mandat aux professionnels (plan fonctionnel et technique)

Février 2017: préqualification des entrepreneurs

Juillet 2017: octroi du contrat de construction

Septembre 2017: début des travaux

Automne 2018: ouverture officielle

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