30 août 2019
Parti vert du Canada dans Belœil–Chambly
Pierre Carrier se revêt de vert pour l’élection générale
Par: Sarah-Eve Charland

Le candidat du Parti vert du Canada dans Belœil–Chambly, Pierre Carrier Photo Sarah-Eve Charland | L’Œil Régional ©

Le candidat du Parti vert du Canada dans Belœil–Chambly, Pierre Carrier, prêche par l’exemple. Alors qu’il caresse plusieurs rêves environnementaux, il est certain que le gouvernement doit lui-même changer ses façons de faire afin de sensibiliser la population.

Que ce soit en changeant la flotte de véhicules de l’État par des voitures électriques ou en taxant le kérosène, le pays doit changer et quoi de mieux que de le faire en ayant la balance du pouvoir. Il estime qu’avec la tendance actuelle, le Parti vert pourrait bien obtenir cette position.

« Dans le comté, on part de loin. Le Parti vert a obtenu 2 % des votes en 2015. Aujourd’hui, j’ai une équipe. Il y aura du monde partout. Il y a une vague partout au pays. Il y a une plus grande sensibilisation à l’environnement. C’est le sujet de l’heure », croit M. Carrier.

L’homme de Mont-Saint-Hilaire a commencé sa carrière en tant que fonctionnaire au Secrétariat d’État à Ottawa. Il a tout quitté pour réaliser son rêve en lançant un élevage d’agneaux à Saint-Jude. Toutefois, en raison d’un manque de rentabilité, il a fondé Agnus Dei, un service de traiteur qui connaît un succès depuis 1986.

Dès cette époque, il démontrait un grand intérêt à réduire son impact sur l’environnement. Il effectuait notamment du compostage avec les déchets en cuisine, il s’est joint à Fourchette Bleue qui assure une saine gestion des ressources marines, il utilise des produits locaux et biologiques, ils utilisent aussi des équipements et matériaux recyclés et réusinés.

« Je ne suis pas le gars qui regarde le train passer. Il y en a qui conduisent le train. Moi, ce n’est même pas ça. Je veux construire le train. […] Ma philosophie, c’est que les valeurs déterminent les actions », ajoute-t-il.

Des enjeux environnementaux

Lorsqu’un membre de sa famille a développé un cancer à l’âge de 8 ans, cancer qui serait vraisemblablement, selon le candidat, lié à l’utilisation de pesticides sur une terre agricole, il a choisi de se lancer en politique.

L’utilisation des pesticides est donc le principal dossier sur lequel il souhaite travailler. Il compte collaborer avec les agriculteurs, dont l’Union des producteurs agricoles, pour trouver d’autres options aux pesticides qui se retrouvent par inadvertance dans la rivière Richelieu.

« Je suis très sensibilisé à la rivière Richelieu. J’habite sur le bord de la rivière. On peut régulariser la vitesse des bateaux, nettoyer les berges, stopper l’utilisation de pesticides, réduire le bruit, vérifier la qualité de l’eau. J’aimerais aussi vérifier la qualité des filtres utilisés dans le traitement de l’eau. J’aimerais regarder les alternatives », soutient-il.

Le candidat affirme aussi que le gouvernement fédéral peut faire sa part en aidant les municipalités à augmenter leur capacité d’égouts afin de limiter les subverses dans la rivière Richelieu.
D’un autre ordre d’idées, il souhaite mettre en place un comité du patrimoine qui aura pour mission de sensibiliser les électeurs et les élus à l’importance de préserver les bâtiments historiques.

M. Carrier s’est aussi positionné contre le projet d’implantation d’une tour Telus sur le territoire d’Otterburn Park.

À l’heure actuelle, la candidate du Parti libéral du Canada, Marie-Chantal Hamel, le candidat du Nouveau Parti démocratique, Matthew Dubé, et le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, ont annoncé se présenter à l’élection de Belœil–Chambly du 21 octobre.

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