25 mars 2016
Physiothérapeute sanctionnée pour avoir quêté auprès d’une cliente
Par: Denis Bélanger
La décision a été rendue le 10 mars

La décision a été rendue le 10 mars

JUSTICE. Guilène Handfield, une des propriétaires du Centre et Services de Conditionnements Cellulaires (CSCC) de Belœil, s’est vue imposer plusieurs sanctions par l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec (OPPQ) pour avoir notamment demandé de l’argent à un client pour financer un projet de nature commerciale.

Selon la décision de l’OPPQ rendue le 10 mars, en agissant ainsi, la physiothérapeute «a abusé, dans l’exercice de sa profession, de la naïveté et du mauvais état de santé» du client en lui demandant un prêt de 1500$. Elle avait besoin de ce montant pour acheter un autre appareil de champs électromagnétiques pulsés (CEMP) pour sa clinique. La personne souffrait d’une forme de démence, mais elle était accompagnée au moment de la demande de Mme Handfield.

Cette dernière a toutefois remboursé l’argent, après avoir payé des intérêts de 2% par mois. La physiothérapeute «reconnait avoir commis un gros faux pas» et a reconnu sa culpabilité. Le conseil de discipline a imposé à Guilène Handfield une radiation de deux semaines.

«Le Conseil retient que l’intimée a placé ses intérêts personnels avant ceux du client, personne âgée et vulnérable. En revanche, il s’agit d’un geste isolé pour la dépanner dans une affaire commerciale», peut-on lire dans la décision.
Guilène Handfield a de plus reconnu sa culpabilité à cinq autres fautes, notamment en faisant signer aux clients des décharges de responsabilités pour la location de l’appareil CEMP. Elle a écopé ainsi de plusieurs amendes totalisant 7000$.

Pour déterminer les sanctions, le conseil de discipline a pris en considération le fait que Mme Handfield a été coopérative et n’avait aucun antécédent disciplinaire en 20 ans de métier. «Elle a déjà subi des conséquences pendant deux mois par le CLSC où elle travaillait et a dû démissionner. Elle a aussi depuis modifié sa pratique», apprend-on également dans la décision.  

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