9 mai 2016
Patrick Côté: le repos du guerrier en région
Par: Denis Bélanger
Patrick Côté: le repos du guerrier en région

Patrick Côté: le repos du guerrier en région

Patrick Côté: le repos du guerrier en région

Patrick Côté: le repos du guerrier en région

Patrick Côté: le repos du guerrier en région

Patrick Côté: le repos du guerrier en région

C’est à Mont-Saint-Hilaire que le combattant d’arts martiaux mixtes Patrick Côté a établi son havre de paix. La rivière Richelieu et la montagne lui offrent le décor parfait pour décompresser de ses guerres dans l’octogone.

Bien qu’il s’entraîne à Montréal, il ne se voyait pas habiter sur l’île. «Je ne suis pas un gars de ville, dit l’athlète originaire de Saint-Narcisse-de-Rimouski, un petit village du Bas-Saint-Laurent de moins de 1000 habitants. Quand je suis venu de Québec, je voulais quand même m’installer dans le coin de Montréal. Je suis allé à Saint-Constant, où je suis resté pendant trois ans, mais j’ai détesté ça.»

L’athlète sous contrat avec l’Ultimate Fighting Championship s’est installé dans la Vallée-du-Richelieu en 2010. Grand amateur de bateau, il cherchait une place près de l’eau. Il pourrait passer d’ailleurs 24h sur 24 sur sa propre embarcation tellement il aime ça.

«L’été, je joue aussi au golf, mais quand il fait beau, le choix n’est pas difficile à faire. Je vais alors sur mon bateau, ajoute-t-il. Avec la qualité de vie que j’ai ici, ça ne m’écœure pas trop de faire la route pour aller à Montréal ou dans le West Island. Avant j’étais à Québec et je faisais trois fois l’aller-retour pour aller m’entraîner.»

Le «voisinage» plaît aussi à celui qu’on surnomme dans l’octogone, «le prédateur». «Les gens ici sont vraiment gentils et te parlent.  J’ai déjà été à des places où ce n’était pas friendly», affirme-t-il.

L’entraînement reste au «gym»

Il ne faut pas s’attendre à trouver un «gym» dans sa résidence. Il n’en a jamais aménagé chez lui et ne compte pas changer cette habitude. Même son entraînement à l’extérieur à Mont-Saint-Hilaire se limite à une course dans la montagne, le vendredi. Il tient à ne pas ramener de boulot à la maison.

«Je m’entraîne de 30 à 35 heures par semaine. Je pars de la maison, j’ai 2 ou 3 entraînements par jour, mais quand je reviens c’est fini. C’est vraiment important pour moi de décrocher et de penser à autre chose, sinon ça ne ferait pas 15 ans que je fais ça. Je me serais écœuré avant.»

Mais Patrick Côté ne ferme pas la porte à «avoir un jour un petit coin» à lui pour exposer quelques cadres de sports, dont un laminé du dernier film de Rambo signé par Sylvester Stallone. Un souvenir qu’il a ramené de Las Vegas alors qu’il combattait Drew McFedries sur un gala de l’UFC. «Quand on va déménager (ailleurs à Mont-Saint-Hilaire) je vais avoir une place pour exposer des affaires.»

Patrick Côté ne sait pas combien de combats il lui reste à livrer. Pour l’instant, il n’est pas stressé et s’amuse dans ce qu’il fait. «Je n’ai jamais été aussi bon. Je n’ai comme pas de limite vu que j’ai construit mon après carrière.  Ça va être plus facile. J’ai assez de conscience pour ne pas faire le combat de trop.»

Patrick Côté remontera dans l’octogone le 18 juin à Ottawa où il affrontera un adversaire renommé, Donald «Cowboy» Cerrone.

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