10 avril 2020
Pas la première chicane entre Otterburn Park et le Club de canotage
Par: Denis Bélanger

Le point de rupture remonte vers 2002 où un grave incendie a détruit complètement le bâtiment de la Pointe-Valaine.

L’histoire se répète entre la Ville d’Otterburn Park et le Club de canotage concernant l’hébergement de l’organisme. Les deux parties avait eu un long désaccord au milieu des années 2000 à l’aube de l’ouverture du Centre culturel et communautaire de la Pointe-Valaine. L’Œil Régional a d’ailleurs recueilli les commentaires de deux intervenants impliqués dans les négociations de l’époque.

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La trame de fond de ce premier différend était la même qu’aujourd’hui. Le Club estimait avoir droit à un hébergement gratuit à vie en raison de l’acte notarié de 1965 où le Club avait cédé la propriété à la Ville. Otterburn Park était d’avis contraire.

Le point de rupture remonte vers 2002 où un grave incendie a détruit complètement le bâtiment de la Pointe-Valaine. Le maire Guy Dubé avait entamé les premières démarches pour la reconstruction du bâtiment. C’est le maire Gérard Schafroth, élu en 2005, qui a complété le dossier en 2007, année de la mise en service du Centre culturel et communautaire de la Pointe-Valaine, où loge actuellement le Club. L’actuel maire Denis Parent était d’ailleurs conseiller municipal à l’époque.

Le conseil municipal avait voulu profiter du moment pour revoir les modalités de l’entente. L’impasse s’était résolue en 2008 avec d’abord une entente entre les deux parties, puis une autre entente entre Otterburn Park et les municipalités voisines pour le partage des coûts du Club en fonction du nombre de membres provenant de chacune des municipalités.

« Depuis des dizaines d’années, jusqu’en 2008, Otterburn Park a subventionné les nombreux athlètes du Club de canotage non résidents, dont principalement ceux de Mont-Saint-Hilaire. L’entente intermunicipale conclue à cette occasion a permis de corriger cette anomalie en partageant les frais reliés à la nouvelle infrastructure », a écrit dans une lettre envoyée au journal l’ancien maire Gérard Schafroth.

Ce dernier maintient le même avis qu’à l’époque, soit le fait que la Ville n’était plus liée à l’obligation d’un hébergement gratuit. « Face à l’interprétation contraire du Club et pour dénouer l’impasse, la Ville a statué par résolution sa position en dénonçant l’acte notarié comme étant caduque, vu la perte du bâtiment. D’autre part, la durée de l’hébergement à vie a été considéré comme n’étant pas légale en vertu de la loi. […] Pour les élus de 2008, il était parfaitement clair, et sans doute aussi pour leurs successeurs, que jamais la Ville n’aurait signé un nouveau protocole si le Club, comme demandeur, avait contesté cette position devant les tribunaux. »

Autre version

L’ancien commodore du Club de canotage d’Otterburn, Michel Ducharme, maintient lui aussi sa position de l’époque; une position diamétralement opposée à celle de M. Schafroth. « Nous avions reçu trois avis juridiques qui nous disaient que l’acte notarié était valable. Si la Ville ne respectait pas l’acte, elle serait obligée de remettre les biens tels qu’ils étaient en 1965, soit le bâtiment et le terrain. La Municipalité avait compris qu’une telle avenue n’était pas bonne pour les citoyens. […] Pour ce qui est de l’entente intermunicipale, nous étions prêts à coopérer pour aider, mais que nous ne la signerions pas puisqu’elle ne concernait que la Ville. »

M. Ducharme estime que l’administration municipale actuelle d’Otterburn Park tente à tort de traiter le Club comme les autres organismes sportifs. « La Ville ne réalise pas la valeur du don fait en 1965 par rapport au statut des autres. Les organisations demandent de pouvoir pratiquer un sport, mais n’ont pas d’infrastructures leur appartenant. Mais le Club de canotage avait cette infrastructure, qu’il a léguée à Otterburn Park. »

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