13 juillet 2015
Pas de «trappes à tickets» pour le nouveau directeur de police
Par: L'Oeil Régional
Le nouveau directeur de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent Bruno Pasquini.

Le nouveau directeur de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent Bruno Pasquini.

POLICE. En poste depuis le 29 juin dernier, le nouveau directeur de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent, Bruno Pasquini, entend s’attaquer au cours de ses cinq ans de mandat à la sécurité routière en fonction des attentes de la population. Pour lui, pas question que les policiers s’installent dans des «trappes à tickets».

«On va travailler là où il y a des problématiques que les citoyens nous ont signalées. Donc, pour moi, des «trappes à tickets», ce n’est pas quelque chose que je veux avoir. Je sais que ça s’est déjà parlé ailleurs dans d’autres services de police. Où j’étais avant, j’ai toujours dit aux policiers, je ne veux pas de trappes à tickets. Si vous en faites, je n’en veux pas», a mentionné en entrevue à TC Média, M.  Pasquini

Il assure que les agents seront jugés sur la qualité de leurs interventions et non seulement sur leur nombre de constats d’infraction émis.

À l’été 2014, on apprenait que les agents affectés à la circulation doivent émettre en moyenne 1,3 billet d’infraction à l’heure. Comme les élus, le chef de police préfère parler de prestations minimales de travail. Sans s’avancer sur le nombre de contraventions que doit donner un policier à la circulation, il s’attend tout de même à ce que des constats d’infractions entrent à la fin de la journée.

Questionné sur des agents qui se détendaient chez eux pendant leurs heures de travail, après avoir atteint leurs quotas de travail, M. Pasquini affirme que ces comportements, qu’il juge «non appropriés», ont cessé à la fin de l’hiver. «Il y a des mesures de supervision qui ont été mises en place.»

Un gestionnaire de terrain

L’ancien numéro deux du Service de police de Montréal (SPVM) compte 34 ans et demi d’expérience à titre de policier, dont 19 ans comme cadre.  Au cours des cinq dernières années, il a travaillé aux côtés de l’actuel directeur du SPVM, Marc Parent, qui quittera ses fonctions en septembre.

M. Pasquini a annoncé son départ comme directeur adjoint de la police de Montréal en mai, quelques semaines après l’annonce de M. Parent. Sa décision de partir et d’aller à la RIPRSL n’a rien à voir avec le départ de Marc Parent, assure-t-il. «J’ai pris ma décision avant le directeur. […] C’est vraiment après 34 ans et demi, j’avais le goût de faire autre chose. Et 19 ans comme cadre à Montréal, en même temps tu as touché à tout. Ça peut être intéressant d’aller voir ailleurs.»

Il souhaite mettre son expérience à profit. Il promet d’être un directeur de terrain. «Je ne veux pas juste être assis derrière un bureau», dit-il.  

M. Pasquini, qui connaissait très peu la RIPRSL avant d’appliquer au poste de directeur, s’engage notamment à aller faire de la patrouille avec des superviseurs pour mieux connaître le territoire et le travail que font les policiers dans la région.

Le syndicat pas un ennemi

Dès ses premiers jours en fonction, il a fait tour des employés pour les rencontrer. Il souhaite améliorer les relations de travail dans un contexte où les relations entre employeurs et syndicats sont tendues dans le secteur policier. Le directeur a rencontré le nouveau président de la Fraternité des policiers, Alain Bossé. M. Pasquini affirme que pour lui le syndicat n’est pas un ennemi, mais bien un partenaire.

Au bout de ses cinq ans de mandat, il s’est donné comme objectif que l’ensemble des employés (civils et policiers) soit fier d’appartenir à la Régie et que les citoyens s’en rendent compte.

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