9 décembre 2015
Pas de temps plein au collégial
Par: Denis Bélanger
Le Cégep de Saint-Hyacinthe compte notamment une équipe dont une au football (uniforme noir).

Le Cégep de Saint-Hyacinthe compte notamment une équipe dont une au football (uniforme noir).

Il ne faut pas croire qu’on peut trouver un poste d’entraîneur à temps plein à tous les coins de rue. Plusieurs équipes collégiales de haut niveau sont dirigées par un «coach» qui a un autre boulot.

Au Cégep de Saint-Hyacinthe, tous les entraîneurs des équipes des Lauréats font du temps partiel. À Édouard-Montpetit, à Longueuil, un seul entraîneur des Lynx, Marc Loranger, au football, a un statut de temps plein. 

Le responsable des sports à Édouard-Montpetit, Julien Grenier, reconnaît que le recrutement des entraîneurs n’est pas toujours évident. «Ce n’est pas du bénévolat, car ils touchent un salaire. Mais en même temps, on ne peut pas dire que c’est un vrai salarié. Le défi est que l’horaire doit concorder avec le travail de l’entraîneur.»

Le défi peut-être encore plus grand lorsque le budget est limité. C’est notamment le cas à Saint-Hyacinthe. D’où l’importance de trouver des «mordus» prêts à travailler quelques heures de plus une fois leur boulot principal terminé.

«Nous arrivons toujours à trouver ces personnes qui désirent s’investir auprès des jeunes», commente la conseillère à la vie étudiante aux sports, Mélanie Fournier. «Nos entraîneurs travaillent par passion et nous sélectionnons ceux qui arrivent à la transmettre aux étudiants. La croyance à l’impact de la pratique du sport sur la réussite et la persévérance des étudiants-athlètes est partagée par tous nos entraîneurs.»

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