29 juin 2015
Pas assez blanc au goût de la Ville
Par: L'Oeil Régional
Daniel Roy déplore l'intervention de la Ville de Mont-Saint-Hilaire pour repeindre sa maison.

Daniel Roy déplore l'intervention de la Ville de Mont-Saint-Hilaire pour repeindre sa maison.

MONT-SAINT-HILAIRE. Daniel Roy se dit victime d’acharnement de la part de la Ville de Mont-Saint-Hilaire. Le résident de la rue Piedmont a vu débarquer chez lui, le 18 juin, un huissier et un contracteur de la ville pour compléter la peinture du revêtement extérieur de sa maison.

Peinte en turquoise depuis 35 ans, la maison de M. Roy a dû être modifiée après la réalisation de travaux extérieurs tels que la rénovation des balcons avant et arrière.

Au départ, M. Roy avait peint ses nouveaux éléments turquoise puisqu’il soutient avoir un droit acquis sur la couleur de son revêtement extérieur.

Mais dans un souci d’harmonie avec le quartier et selon la réglementation, la Ville a exigé une nouvelle couleur. M. Roy a fini par se plier aux exigences et a complètement repeint en blanc l’extérieur de sa propriété avant le 15 juin, comme le réclamait la Ville.

Toutefois, les autorités estiment que les travaux ont été mal faits. Certains éléments de sa maison étaient toujours turquoise après le 15 juin dont le compteur d’Hydro-Québec et le revêtement sous la gouttière.

L’inspectrice de la Ville a noté aussi plusieurs endroits où le blanc manquait, raconte M Roy. «C’est des affaires minimes qu’on ne voyait même pas. […] Du picossage», s’indigne-t-il.

 «C’est rendu qu’ils veulent engager un peintre pour boucher les petits trous de vis sur ma galerie avec du bouche-fente. Ça n’a pas d’allure d’engager des peintres pour aller faire ça. Je peux faire ça à temps perdu. C’est de la finition. On fait ça en dernier de la finition», déplore aussi M. Roy.

Il estime que l’intervention des peintres et de l’huissier lui coûtera autour de 2000$.

Ordonnance de la cour

La Ville de Mont-Saint-Hilaire dit avoir usé de patience avec M. Roy. En octobre 2014, les autorités municipales ont obtenu gain de cause contre le citoyen devant la Cour supérieure du Québec. Le Tribunal a ordonné à M. Roy de choisir une nouvelle couleur et de procéder à son application.  

«Après de multiples, multiples, multiples délais, on arrive aujourd’hui à une session où les travaux ne sont toujours pas terminés. Ils auraient dû être terminés il y a un an et demi. […] Quand on est rendu qu’on envoie des peintres peindre un bâtiment, c’est parce qu’on a exploré toutes, toutes, toutes les autres avenues et on n’est pas parvenu à une entente avec le citoyen», explique le directeur du service de l’aménagement du territoire et de l’environnement, Bernard Morel.

M. Morel relate qu’au cours des dernières années Daniel Roy a réalisé plusieurs travaux non conformes sur sa maison et que la Ville lui a demandé des corrections à maintes reprises. Ce qui l’a amenée à judiciariser le dossier.

M. Roy soutient plutôt que la Ville l’a forcé à faire des rénovations et que le technologue de la municipalité a commis des erreurs dans ses plans. Selon lui, il y a eu exagération dans les demandes de la Ville. 

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