6 mai 2015
Participation à un congrès controversé pour quatre Villes
Par: L'Oeil Régional
La directrice générale de Belœil et présidente de l'Association des directeurs généraux du Québec, Martine Vallières.

La directrice générale de Belœil et présidente de l'Association des directeurs généraux du Québec, Martine Vallières.

DÉPENSES. Au moins quatre municipalités de la région seront représentées au congrès de l’Association des directeurs généraux des municipalités du Québec (ADGMQ) qui a suscité la controverse la semaine dernière pour sa programmation.

Les directeurs généraux de villes d’Otterburn Park (Daniel Desnoyers), de Mont-Saint-Hilaire (Daniel McCraw), de McMasterville (Lyne Savaria) ainsi que de Belœil, dont la directrice générale Martine Vallières est la présidente de l’ADGMQ,  prendront part à l’événement du 10 au 13 juin au Château Mont-Saint-Anne. Les frais d’inscription et d’hébergement s’élèvent à environ 1350$, et seront remboursés par les municipalités.

Un article du Journal de Montréal, publié mercredi dernier, parlait «d’un autre congrès de luxe» et soulignait la tenue d’activités comme le yogalates, le cardio-jogging et la visite du chantier de l’amphithéâtre de Québec.

Les conjoints et conjointes des participants sont aussi invités. Les accompagnateurs doivent débourser 300$ et ont droit à un programme spécial pour les journées de jeudi et de vendredi.

En réaction au reportage, le ministre du Travail, Sam Hamad, a promis de resserrer la loi sur la formation de la main-d’œuvre des organismes publics. Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, s’est plutôt porté à la défense de l’Association en soulignant l’importance de la formation offerte dans ce type de congrès.  

La directrice générale se défend

Dans un communiqué de presse, l’ADGMQ a indiqué que la séance de yoga matinale et la navette pour la visite de l’amphithéâtre coûte 750$ à l’organisation.

La directrice générale de Belœil et présidente de l’ADGMQ, Martine Vallières, a précisé que ces frais sont assumés par le salon des exposants. Ces derniers doivent acheter un kiosque auprès de l’Association.

«Ce ne sont pas les citoyens qui paient ça. Ce que les citoyens paient, c’est vraiment notre formation. Ça se limite à ça», a-t-elle soutenu.

Les séances d’activité physique s’inscrivent en dehors des heures de congrès (et de bureau) et dans une optique de prôner de saines habitudes de vie, a indiqué Mme Vallières.  

En quatre jours, le congrès offrira environ 11 heures d’ateliers, de conférences et de tables rondes sur divers sujets liés à la gestion municipale et à l’avenir des Villes.

Pour l’ensemble des directeurs généraux interrogés par le journal, le congrès est un moment de réseautage et de partage des connaissances.

Professeur en gestion des ressources humaines à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, Denis Morin juge essentiel la formation des employés pour une organisation publique efficiente, même en période d’austérité. «Mais tu t’assures qu’il y a de l’efficacité en bout de piste, précise-t-il. Si on veut des gestionnaires efficaces, des cadres efficaces, il faut les former.»

D’autres congrès

Ailleurs dans la région, d’autres directeurs généraux se rendront aussi cette année à un congrès pour rencontrer leurs confrères, mais une semaine après celui de l’ADGMQ.

Les directeurs généraux de Saint-Jean-Baptiste, Denis Meunier, et de Saint-Mathieu-de-Belœil, Doris Parent, prendront part au congrès de l’Association des directeurs municipaux du Québec qui aura lieu du 17 au 19 juin.

Le directeur général de Saint-Basile-le-Grand, Jean-Marie Beaupré, ira quant à lui au congrès de la Corporation des officiers municipaux agréés du Québec qui se tient du 27 au 29 mai.

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