27 mars 2019
Otterburn Park réduit sa subvention pour les sports de glace
Par: Denis Bélanger

Deux joueuses de ringuette Photothèque | L’Œil Régional ©

L’aide financière accordée par la Ville d’Otterburn Park à la pratique des sports de glace que sont le hockey, la ringuette et le patinage artistique diminuera graduellement au cours des trois prochaines années. Une décision motivée par le désir des élus du conseil municipal d’appliquer le principe d’utilisateur-payeur.

Jusqu’à cette année, Otterburn Park versait directement l’argent aux clubs sportifs comptant de jeunes Otterburnois dans leurs rangs. Dès la prochaine saison, la Ville remboursera 70 % de l’inscription directement aux parents, sur présentation de la facture. Cette contribution diminuera par la suite à 60 %, puis stagnera finalement à 50 %. Actuellement, la somme versée par la Ville directement aux organismes est de 11 180,52 $, ce qui représente 80 % des frais d’inscription.

« Nous voulons diminuer à 50 %. Nous considérons que payer la moitié, c’est quand même très respectable, déclare à L’Œil Régional le maire Denis Parent. Nous voulons juste donner directement aux citoyens, après, ça va être à l’organisation de s’arranger en conséquence. Des villes voisines nous ont posé des questions. Il faut croire que ça prenait un précurseur. »

Des organismes inquiets
Le président du conseil d’administration de Ringuette Vallée-du-Richelieu, Hugues Dumont, est venu partager ses préoccupations pour la survie de son organisme lors de la dernière séance ordinaire du conseil municipal d’Otterburn Park du 18 mars. Notons que l’organisme reçoit aussi un soutien de Belœil et de Mont-Saint-Hilaire. Belœil, qui a un aréna municipal, offre aux clubs de sports de glace un tarif préférentiel de 74,99 $ de l’heure. De son côté, Mont-Saint-Hilaire verse à la ringuette un peu plus de 22 000 $, ce qui correspond à trois heures de glaces par semaines pour 30 semaines. La municipalité subventionne environ une heure par tranche de 13 inscriptions.

« On ferme les livres à zéro à la fin d’une année, ou même avec un petit déficit, a rapporté M. Dumont. Nous sommes une des organisations qui paient le plus cher ses heures de glace à travers la Rive-Sud. Nous sommes une petite association qui varie de 140 à 150 joueuses. Si nous perdons la subvention, nous n’avons plus les moyens de payer les heures de glaces qui sont déjà limitées. »

Le Comité des Jeunes Riverains, association de hockey mineur qui dessert entre autres Mont-Saint-Hilaire et Otterburn Park, craint une diminution des inscriptions si l’organisme doit augmenter le coût des inscriptions pour pallier le manque à gagner.

Vincent Gilbert, du conseil d’administration, reconnaît que les options sont peu nombreuses. « Nous payons très cher à Mont-Saint-Hilaire (glace privée), et on ne peut pas aller à Varennes ou Boucherville qui sont remplies. »

Payer pour une glace additionnelle?
Les points soulevés par les deux organismes renforcent les arguments des observateurs qui réclament depuis des années une patinoire intérieure additionnelle dans la région. Le maire Denis Parent est ouvert à discuter de cette éventuelle possibilité, alors que ses homologues de Belœil et Mont-Saint-Hilaire souhaitent offrir des plateaux régionaux sportifs. Mais M. Parent insiste sur la nécessité d’analyser toutes les options pour éviter de surpayer. « Est-ce que pour certaines catégories, ça prend absolument une aréna couverte? Dans mon temps, on jouait dehors. De plus, on regarde à côté de nous, il y a une patinoire extérieure réfrigérée à McMasterville. »

image