16 juin 2016
Otterburn Park et McMasterville interdisent déjà les pitbulls
Par: L'Oeil Régional
La réglementation sur les pitbulls n'est pas uniforme d'une ville à l'autre de la région.

La réglementation sur les pitbulls n'est pas uniforme d'une ville à l'autre de la région.

Les pitbulls sont bannis depuis au moins une vingtaine d’années dans les municipalités d’Otterburn Park et de McMasterville alors que dans d’autres villes l’interdiction est inexistante comme à Mont-Saint-Hilaire.

Dans la foulée du débat sur les pitbulls qui fait actuellement rage au Québec, le maire de Mont-Saint-Hilaire, Yves Corriveau, affirme que le conseil municipal va se pencher sur la question.

«Je suis en faveur qu’on regarde la situation. Nous ignorons évidemment en ce moment ce que cela donnera. Nous allons analyser le règlement de Sainte-Julie (sur le port obligatoire du licou) et peut-être faire venir le règlement de Brossard. C’est toujours bon d’avoir plus d’un règlement à analyser», déclare le maire.

Depuis la mort d’une femme attaquée par un pitbull le 8 juin dernier à Pointe-aux-Trembles, M. Corriveau dit avoir reçu plusieurs courriels de citoyens inquiets.

À Beloeil, la réglementation ne fait aucune discrimination sur la race. Lorsqu’il y a des raisons de croire qu’un chien est agressif, parce qu’il mord ou tente de morde, la Ville peut le capturer et le diriger vers un vétérinaire.

Le conseil municipal ne s’est pas encore penché sur la question des pitbulls, indique la porte-parole de la Ville, Caroline Nguyen Minh.

McMasterville et Otterburn Park interdisent pour leur part tout chien de race bull-terrier, stafforshire bull-terrier, american bull-terrier ou american stafforshire terrier.

Une harmonisation des règlements

La réglementation concernant les pitbulls sur le territoire des Services animaliers de la Vallée-du-Richelieu (SAVR), qui comprend 11 municipalités, est ainsi disparate.

Pour le maire de McMasterville et préfet de la MRC Vallée-du-Richelieu, Gilles Plante, il est temps que les villes des SAVR harmonisent leur réglementation. «Pour faciliter l’ouvrage aux patrouilleurs, à la police et aux Villes», plaide-t-il.

M. Plante souhaite aussi voir la position que prendra le gouvernement du Québec dans le dossier des pitbulls. Jeudi matin, le premier ministre Philippe Couillard a déclaré vouloir «probablement» interdire les pitbulls et alors suivre l’exemple de l’Ontario. Le gouvernement s’est engagé à agir dans les prochains mois.  

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