9 août 2016
Nouvelle façon de fonctionner, besoins toujours aussi grands
Par: Karine Guillet
Sylvio Bienvenue et Claude Lebrun devant le nouveau local du comptoir alimentaire.

Sylvio Bienvenue et Claude Lebrun devant le nouveau local du comptoir alimentaire.

Nouvelle façon de fonctionner, besoins toujours aussi grands

Nouvelle façon de fonctionner, besoins toujours aussi grands

Nouvelle façon de fonctionner, besoins toujours aussi grands

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Nouvelle façon de fonctionner, besoins toujours aussi grands

Nouvelle façon de fonctionner, besoins toujours aussi grands

Nouvelle façon de fonctionner, besoins toujours aussi grands

Nouvelle façon de fonctionner, besoins toujours aussi grands

Nouvelle façon de fonctionner, besoins toujours aussi grands

Nouvelle façon de fonctionner, besoins toujours aussi grands

Tous les vendredis, les Chevaliers de Colomb de Belœil accueillent des dizaines de personnes qui n’ont plus les moyens de remplir le frigo. L’organisme a repensé sa méthode de travail depuis qu’il a déménagé dans le local de l’église Sacré-Coeur de McMasterville.

Vendredi matin, quelques personnes attendent sur les chaises dans le corridor, même si le comptoir alimentaire n’ouvre ses portes que dans une heure. «C’est comme ça chaque semaine», explique le grand chevalier Claude Lebrun.

Depuis le mois de novembre,  l’organisme a complété 286 inscriptions à son comptoir alimentaire. En tout, le comptoir a répondu à 1580 demandes provenant de Belœil, McMasterville et Saint-Mathieu-de-Belœil. Si certains ne viennent aussi peu que deux fois l’an,  le chevalier Sylvio Bienvenue estime qu’environ 50% des bénéficiaires sont réguliers.

Les Chevaliers en entendent de toutes les couleurs lorsqu’ils accueillent des bénéficiaires. Certaines histoires, comme celles d’une famille de cinq enfants dont le mari est malade et la mère est atteinte d’un cancer, sont  parfois crève-cœur. D’autres ont un emploi, mais peinent tout de même à remplir le frigo.  «Ce qui est le plus important ici, et les bénévoles sont formés pour ça,  c’est de ne porter aucun jugement. Je ne tolère aucun jugement», explique M. Lebrun.

Bonne humeur

Tous les vendredis, les personnes qui souhaitent bénéficier de l’aide alimentaire doivent s’enregistrer dans le bureau de Sylvio Bienvenue, puisque les Chevaliers de Colomb offrent de l’aide à une fréquence d’une fois aux trois semaines.  Dans le bureau, l’atmosphère est à la bonne humeur. Tandis que les bénéficiaires attendent en ligne de faire leur enregistrement, les haut-parleurs crachent des notes joyeuses. Sur le mur du bureau, des dessins d’enfants sont fièrement affichés.

«La Table de concertation [en sécurité alimentaire des Patriotes] voulait nous donner des trucs pour contrer l’agressivité. Mais nous n’en avons pas besoin, nous n’avons pas ça ici», constate le  chevalier entre deux inscriptions.

Nouveau système

Les Chevaliers de Colomb ont complètement repensé la façon dont ils organisaient le service de dépannage alimentaire.  Alors qu’auparavant l’organisme préparait des boîtes, les bénévoles sillonnent désormais les étagères avec les bénéficiaires pour les aider à faire leurs emplettes. Chaque personne qui se présente au comptoir alimentaire peut choisir elle-même les denrées qu’elle veut, en fonction des besoins de sa famille. Une méthode plus avantageuse pour s’assurer que chacun mange ce qu’il aime, mais qui permet également de mieux gérer les allergènes.   

Ce nouveau système  fait le bonheur d’une bénéficiaire qui effectuait son épicerie. Le fait qu’elle puisse elle-même choisir les produits qui lui conviennent cause moins de gaspillage.  Un autre usager, qui attendait de faire son enregistrement  constate pour sa part que cette nouvelle manière de fonctionner est plus rapide.  Le nouveau local lui permet également d’attendre son tour au chaud durant l’hiver.

Générosité

Les dons amassés durant la guignolée permettent aux Chevaliers de nourrir des bouches à longueur d’année. Alors que les denrées garnissent les étagères, les dons en argent serviront entre autres à acheter des aliments périssables, comme du lait et des œufs.  Le comptoir peut également compter sur la générosité de quatre épiciers- IGA Pépin, Maxi, Métro et Les Arpents Verts- qui donnent viande, charcuterie, plats prêts à cuire, pain et viennoiseries.

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