22 octobre 2020
L’individu est accusé d’agressions sexuelles
Nouveau procès pour un surveillant d’école
Par: Denis Bélanger
Shadowy, moody shot of a legal concept

Reconnu coupable de trois chefs d’accusation d’agressions sexuelles à l’endroit de deux personnes d’âge mineur, Marcel Tremblay, 69 ans de Saint-Pie, aura droit à un nouveau procès. Les événements reprochés se seraient produits au printemps de 2018 à la polyvalente Ozias-Leduc de Mont-Saint-Hilaire où l’accusé travaillait comme surveillant.

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Reconnu coupable de trois chefs d’accusation d’agressions sexuelles à l’endroit de deux personnes d’âge mineur, Marcel Tremblay, 69 ans de Saint-Pie, aura droit à un nouveau procès. Les événements reprochés se seraient produits au printemps de 2018 à la polyvalente Ozias-Leduc de Mont-Saint-Hilaire où l’accusé travaillait comme surveillant.

M. Tremblay avait formellement été accusé le 4 octobre 2018. Il avait obtenu par la suite sa remise en liberté sous plusieurs conditions, dont un paiement de 2000 $ sans dépôt. Au terme d’un procès de trois jours, l’accusé a reçu son verdict de culpabilité le 23 mai 2019 par le juge Yves Morier de la Cour du Québec. Selon les documents de cour, M.Tremblay était accusé d’avoir commis des attouchements.

Le sexagénaire faisait aussi face à un autre chef d’accusation, soit celui d’avoir fait des attouchements à des fins d’ordre sexuel comme personne en situation d’autorité. Cette accusation a toutefois été abandonnée, faute de preuves.

M. Tremblay a décidé de porter sa cause en appel, affirmant que le magistrat avait commis des erreurs en droit. Le juge Guy Cournoyer a retenu des arguments de Marcel Tremblay et a ordonné ainsi la tenue d’un nouveau procès. Ladécision a été rendue à la fin septembre.

Selon le juge Guy Cournoyer, le magistrat de première instance avait notamment commis des entorses au droit de l’appelant d’être entendu. La Couronne reconnaissait aussi « que le jugement de première instance est imparfait et peut‑être lacunaire ». Le jugement ne contenait que quatre pages.

Plus à l’emploi

M. Tremblay ne travaille plus aujourd’hui à l’école secondaire Ozias-Leduc, mais le journal ignore s’il a été suspendu, congédié ou s’il a simplement remis sa démission. « Il n’est pas possible de commenter cette situation ou de donner les raisons du départ de M. Tremblay puisque le traitement des dossiers des employés est de nature confidentielle. Toutefois, soyez assurés que le Centre de services scolaire des Patriotes a traité la situation dès qu’il a été mis au courant », a commenté la directrice de l’école, Louise Létourneau, qui n’était toutefois pas en poste au moment des événements. Ajoutons que Marcel Tremblay avait aussi travaillé au moins dans une autre école.

L’Œil Régional a tenté d’obtenir un commentaire de l’avocat de M. Tremblay qui a piloté l’appel, Me Tristan Desjardins, mais il n’a pas été en mesure de rappeler le journaliste au moment de mettre sous presse.

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