7 juillet 2017
Nicola Fraraccio veut passer le flambeau
Par: Vincent Guilbault
Dans la boutique, on trouve de tout : vaisselle, jouets, décoration, antiquité, etc. Dans son local de 2600 pieds carrés, aucun espace n’est pas occupé par un item à vendre. Tout est classé et nettoyé; ça n’a rien d’un «bric-à-brac», insiste M. Fraraccio.

Dans la boutique, on trouve de tout : vaisselle, jouets, décoration, antiquité, etc. Dans son local de 2600 pieds carrés, aucun espace n’est pas occupé par un item à vendre. Tout est classé et nettoyé; ça n’a rien d’un «bric-à-brac», insiste M. Fraraccio.

Le propriétaire de la boutique Pour une 2e vie est prêt à donner tout l’inventaire de son magasin et à vendre son local à très bon prix à un acheteur sérieux, idéalement pour continuer son œuvre.

Fondée en 2010, la boutique est le travail tenace de Nicolas Fraraccio, un rescapé du cancer. Reconnaissant envers le milieu hospitalier de lui avoir sauvé la vie d’un cancer de l’estomac, M. Fraraccio a décidé de donner à son tour en créant un commerce. L’idée était de remettre plus d’argent au milieu de la santé qu’il n’aurait pu le faire lui-même avec des dons personnels. Il a donc fondé sa boutique en récoltant les dons d’objets de seconde main pour la revente. «La boutique Pour une 2e vie signifie beaucoup pour moi, explique le propriétaire. Pour moi, une deuxième vie, c’est ce que j’ai reçu lorsque j’ai remporté cette victoire contre le cancer.»

Les bénéfices de la vente des objets sont tous remis aux fondations des hôpitaux Maisonneuve-Rosemont et Honoré-Mercier.

En près de sept ans, il aura remis environ 90 000 $ aux fondations, sans compter toutes les collectes de fonds et les autres activités-bénéfices.

Retraite

À 77 ans, le propriétaire de la boutique se dit fatigué et aimerait trouver un acheteur pour son commerce. «Je suis mandaté par la fondation [Maisonneuve-Rosemont] pour solliciter des dons. Je veux continuer à le faire, dit-il, mais différemment, comme auprès des entreprises ou à l’entrée de l’hôpital. Mais l’idéal, c’est que la boutique continue.»

À l’acheteur intéressé, M. Fraraccio remettrait gratuitement l’inventaire du commerce, qu’il évalue à 100 000 $, et serait prêt à lui vendre son local du boulevard Bernard-Pilon, à Belœil, à un prix compétitif.

Il comprend qu’un acheteur voudra se verser un salaire, mais pour le moment, la boutique fonctionne avec l’aide de bénévoles. Mais c’est possible de gagner sa vie avec le commerce, estime-t-il, même s’il préfèrerait que la boutique garde son engagement social. Un organisme à but non lucratif, pense-t-il, pourrait aussi reprendre son projet. «Les premières années d’un commerce sont difficiles, dit-il. Mais aujourd’hui, tout est monté». M. Fraraccio se dit aussi prêt à aider le nouveau propriétaire dans la transition.

Pour le joindre, on peut se rendre directement à la boutique, au 949 C, Bernard-Pilon.

 

 

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