11 juin 2020
Projet à l’école Au-Fil-de-l’Eau
Mont-Saint-Hilaire renvoie la Commission scolaire à la table à dessin
Par: Denis Bélanger

L’école Au-Fil-de-L’Eau. Photothèque | L’Œil Régional ©

La Ville de Mont-Saint-Hilaire refuse la première proposition de la Commission scolaire des Patriotes (CSP) pour un projet d’aménagement à l’école Au-Fil-de-l’Eau, car elle ne répondait pas à la réglementation municipale.

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Le projet serait réalisé sur une propriété située à côté de l’école sur la rue Sainte-Anne. Elle appartient présentement à un particulier, Mireille Désautels, mais sera bientôt vendue à la CSP. C’est Mme Désautels qui avait approché la Commission scolaire l’an dernier pour lui proposer d’acheter sa propriété.

Le projet présentement sur la table consiste à aménager un débarcadère pour les parents des élèves, un sentier piétonnier vers l’entrée de l’école, un terrain de mini-soccer en gazon synthétique et un stationnement de 25 cases pour le personnel de l’établissement d’enseignement.

Toutefois, le projet aurait entraîné un impact visuel des aires de stationnement, ce qui aurait créé une discontinuité importante dans le paysage du secteur Vieux-Village où « le tissu urbain est plus serré à valeur patrimoniale ». Le projet prévoyait aussi l’abattage de tous les arbres existants dans l’emprise des travaux et l’augmentation des surfaces asphaltées.

La Municipalité demande à la CSP de refaire ses devoirs pour notamment essayer de préserver le plus d’arbres possible et de végétaliser une portion de la cour d’école pour ainsi intégrer des mesures de gestion écologique des eaux de ruissellement. La CSP rencontrera le Service d’urbanisme de Mont-Saint-Hilaire le 18 juin pour trouver des façons pour rendre le projet conforme.

Le projet à l’école Au-Fil-de-l’Eau prévoit aussi la démolition d’une maison de valeur patrimoniale moyenne, selon la firme qui avait répertorié les bâtiments patrimoniaux de Mont-Saint-Hilaire il y a plusieurs années. Il reviendra donc au comité de préservation du patrimoine bâti d’autoriser ou non la démolition. Mais avant de déposer une demande au comité, la CSP doit faire approuver son plan d’implantation et d’intégration architecturale par le Comité consultatif d’urbanisme.

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