17 août 2018
Palmarès MoneySense
Mont-Saint-Hilaire passe du 13e au 42e rang
Par: Karine Guillet
MoneySense notait parmi les points forts de Mont-Saint-Hilaire une économie robuste, l’offre de propriété et le faible taux de criminalité.  Photo: Archives

MoneySense notait parmi les points forts de Mont-Saint-Hilaire une économie robuste, l’offre de propriété et le faible taux de criminalité. Photo: Archives

Même si elle se classait en tête de peloton l’an dernier, Mont-Saint-Hilaire demeure tout de même parmi les meilleures villes canadiennes où vivre selon le magazine de finances personnelles MoneySense encore cette année, se classant au 42e rang, sur un total de 415 municipalités analysées.

Au total, seules sept autres municipalités de la belle province faisaient mieux que Mont-Saint-Hilaire au palmarès général. Mont-Saint-Hilaire se classe donc plus avantageusement que Chambly (47) et Sainte-Julie (94), mais moins bien que Boucherville (28) ou Saint-Bruno-de-Montarville (4), championne des municipalités québécoises. Elle figurait l’an dernier au 13e rang.
«Depuis plusieurs années, les conseils municipaux ont beaucoup travaillé pour les jeunes familles en donnant plus de services comme les jeux d’eau ou le pavillon Isaac-Vadandaigue. Ce sont ces petits gestes qui permettent aujourd’hui de bien se positionner», croit le maire de Mont-Saint-Hilaire, Yves Corriveau.
Saint-Basile-Grand a elle aussi perdu quelques plumes, alors que la municipalité est passée de la 48e position l’an dernier à la 72e place cette année. Belœil la suit de près au 75e rang, un gain de trois positions comparativement à l’an dernier.

Classement modifié
Le classement de MoneySense s’appuie sur l’économie, l’accessibilité au logement, la santé, la météo, les taxes, le transport en commun, la criminalité, les changements démographiques, les attraits et la culture de la communauté.
L’équipe a toutefois modifié sa méthodologie cette année. Le classement prend maintenant en compte les temps d’attente moyens pour certains traitements médicaux. L’aspect démographique a aussi été repensé, alors que la précédente méthode de calcul tendait à pénaliser les villes avec une croissance plus rapide ou plus lente que le reste du pays. Ces modifications rendaient la comparaison entre 2017 et 2018 difficile.
M. Corriveau s’expliquait d’ailleurs mal ce qui avait pu faire dégringoler sa ville au palmarès, soulignant qu’aucun changement majeur n’est survenu depuis l’an dernier, alors que la Ville s’est même améliorée, estime-t-il, rendant gratuit l’accès à la bibliothèque et au transport en commun local.
Faible criminalité
Le faible taux de criminalité de la région, à 2573 crimes par 100 000 habitants, permet aux villes de la Vallée de faire bonne impression, alors que le nombre d’infractions au code criminel atteint 5334 par 100 000 habitants pour l’ensemble du pays.

Économie
La richesse des ménages et le faible taux de chômage, à 4,9 % en mars, est également un point fort retenu par MoneySense pour les trois municipalités. Mont-Saint-Hilaire est la municipalité de la Vallée-du-Richelieu où le revenu moyen des ménages y était le plus élevé, à 115 451 $.
Mont-Saint-Hilaire se distingue aussi selon le palmarès en raison de son parc immobilier. Alors que la valeur moyenne des propriétés atteignait 471 468 $, le revenu discrétionnaire des ménages était de 59 181 $.
Belœil se distinguait par sa forte croissance démographique, alors que sa population s’est accrue plus rapidement que toutes les villes de la région au cours des cinq dernières années. Saint-Basile était pour sa part avantagée par son réseau de transport en commun. Selon MoneySense environ 10 % de sa population utilise ce moyen de transport pour se rendre au travail. n

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