18 mars 2016
Mont-Saint-Hilaire : la nouvelle caserne attendue pour 2017
Par: Denis Bélanger
Plan de la nouvelle caserne incendie de Mont-Saint-Hilaire montant l'élévation avant sur le boulevard Sir-Wilfrid-Laurier.

Plan de la nouvelle caserne incendie de Mont-Saint-Hilaire montant l'élévation avant sur le boulevard Sir-Wilfrid-Laurier.

La construction de la nouvelle caserne incendie de Mont-Saint-Hilaire devrait commencer ce printemps. La Ville a récemment adopté à cet effet un règlement d’emprunt de 8,5 M$.

Il y aura tenue de registre à l’hôtel de ville pour cet emprunt le 29 mars, de 9h à 19h. 500 signatures sont requises pour forcer la tenue d’un référendum. Pour sa part, la Ville de Mont-Saint-Hilaire tiendra à la caserne une journée porte ouverte le 23 mars, de 14h à 20h, pour présenter le projet et répondre aux questions des résidents.

 

La caserne sera construite plus précisément au coût de 6,98 M$. À cela s’ajouteront d’autres éléments tels que la préparation du terrain, incluant la démolition du bâtiment actuel (672 000 $), les travaux nécessaires au site, tel que voirie-aqueduc-égouts (709 000$), et les travaux d’aménagements paysagers (185 000 $). La Ville a déjà obtenu une enveloppe réservée de 2,75 M$ du Programme infrastructures Québec-Municipalités (PIQM) et travaille à l’obtention d’une somme de 1,8 M$ provenant du Programme de la taxe sur l’essence et de la contribution du Québec 2014-2018.

 

Échéancier

 Si le projet obtient le feu vert, le bâtiment actuel devrait être démoli entre le mois de mai et la fin juin. Une compaction dynamique devra être effectuée en août et en septembre. Une étude géotechnique a révélé sur le site la présence d’une couche de sable liquéfiable (susceptible d’être transformé à l’état liquide). Après la compaction, la construction devrait pouvoir commencer. L’inauguration officielle est prévue pour juillet 2017.

Le bâtiment comprendra plusieurs caractéristiques vertes dont un mur «solaire» qui aidera au chauffage du bâtiment par réchauffement de l’air.  

 

Une nécessité

Selon la Ville, la caserne actuelle, construite en 1966, ne convient plus à la réalité du service de sécurité incendie, notamment en raison d’un manque d’espace. Elle avait été conçue à l’origine pour accueillir trois véhicules, 12 pompiers volontaires et pour desservir une population de 4800 habitants.

 

Aujourd’hui, des véhicules sont stationnés à l’extérieur faute d’espace, la remorque de sauvetage doit être chauffée et la roulotte de prévention est stationnée à Belœil. Même avec l’ajout d’une rallonge temporaire en 2000 (qui a dû être reconstruite en 2011), les manœuvres du camion doté de l’échelle aérienne sont particulièrement complexes, selon la Ville.

 

 «Ce projet s’inscrit parfaitement dans nos engagements d’améliorer les services aux citoyens, d’assurer la santé et la sécurité au travail de nos employés et, enfin, de remplacer une infrastructure désuète, pour les prochaines décennies. La capacité d’intervention du service de sécurité incendie sera améliorée, les problèmes de circulation et de stationnement entre la caserne et les autres infrastructures du secteur seront réglés», commente le maire de Mont-Saint-Hilaire, Yves Corriveau.

 

Le projet d’une nouvelle caserne est dans les cartons depuis un bon moment. Dès 2011, le conseil municipal avait mandaté une firme pour étudier des sites potentiels et disponibles  le long de la 116. La municipalité a finalement acheté le 480, boulevard Sir-Wilfrid-Laurier à la Commission scolaire des Patriotes (CSP). Cette dernière a entériné la transaction en mai 2012. Le règlement d’emprunt de 1,8 M$ avait été adopté en mai 2013, mais il n’avait fait l’objet d’aucune signature au registre. C’est finalement en juin 2015 qu’a été octroyé le contrat de gestion de projet au Groupe AXOR.

 

 

Un stationnent incitatif suivra

Des plans présentés en juin 2015 révélaient l’aménagement d’un stationnement incitatif de 91 cases sur le site, à côté de la future caserne. Le projet risque de voir le jour en même temps que la construction d’un centre commercial dans le même secteur. Un projet a d’ailleurs été déposé en 2015, par le Groupe Beauregard, au Comité consultatif d’urbanisme. L’idée est toujours à un stade embryonnaire selon le vice-président du Groupe Beauregard, Sylvain Bernier.   

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