21 juillet 2020
Mont-Saint-Hilaire engage une « police de l’eau »
Par: Denis Bélanger

Photothèque | L’Œil Régional ©

La Ville de Mont-Saint-Hilaire met les bouchées doubles pour éviter la surconsommation d’eau en cette année marquée déjà par des périodes de canicule. La municipalité a retenu les services de la firme Neptune Security Service pour remettre des contraventions aux utilisateurs ne respectant pas les interdictions d’arrosage.

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« Depuis des années, nous battons des records. À la première journée de canicule, nous avons atteint 99 % de notre capacité de débit. Si nous le dépassons, nous pouvons avoir des pénalités de l’ordre de 50 000 $, a déclaré le maire Yves Corriveau lors de la séance ordinaire du conseil municipal du 6 juillet. Je suggère aux gens de s’inscrire au service d’alerte pour les avis d’interdiction arrosage. »

L’agence de sécurité a aussi le mandat de faire appliquer et encadrer la règlementation concernant le stationnement alternatif sur les propriétés privées situées à proximité de la Réserve naturelle Gault.

Selon le maire, près de 45 constats d’infraction ont été remis pour arrosage illégal. L’amende est de 100 $, jumelé à des frais de 51 $. Rappelons que l’arrosage automatique est interdit le mercredi. L’arrosage avec un système automatique est autorisé seulement entre 2 h et 4 h du matin, et de 20 h à 22 h pour un arrosage où l’eau est distribuée par des asperseurs amovibles ou par des tuyaux poreux. De plus, l’arrosage est permis seulement le lundi et le jeudi pour les citoyens avec une adresse civique paire, et le mardi et le vendredi pour une adresse impaire.

La Ville peut aussi émettre des avis pour interdire l’arrosage d’une pelouse, des arbres ou des arbustes, le lavage d’un véhicule ainsi que le remplissage d’une piscine. La municipalité avait dernièrement émis un tel avis qui a été depuis levé. Durant cette période d’interdiction, il était permis d’arroser manuellement des potagers, des plantes comestibles et des fleurs.

Pour le moment, la Ville n’entend pas limiter la consommation d’eau des citoyens avec un compteur d’eau. Mais le maire Corriveau n’écarte pas cette possibilité dans l’avenir.

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