19 mai 2015
Mont-Saint-Hilaire aura un conseil sans papier
Par: Denis Bélanger
Les membres du conseil disposeront de tablettes électroniques pour recevoir et consulter les documents des comités pléniers et des séances du conseil.

Les membres du conseil disposeront de tablettes électroniques pour recevoir et consulter les documents des comités pléniers et des séances du conseil.

Mont-Saint-Hilaire est la prochaine ville de la région à entreprendre le virage du conseil sans papier. Au moins une autre municipalité pourrait emboîter le pas dans un avenir rapproché.

Les membres du conseil de Mont-Saint-Hilaire disposeront de tablettes numériques pour recevoir et consulter les documents des comités pléniers et des séances du conseil. Lors de la dernière séance du conseil, les élus ont approuvé l’achat du logiciel Target Conseil sans papier au coût de 12 681,74$. Les frais d’entretien annuel s’élèveront à 1892,49$.

«Dès cet automne, nous aurons un conseil plus moderne. Nous passons beaucoup de papiers par semaine, et c’est du gaspillage. C’est certain que nous aurons à  montrer à certains comment cela fonctionne, mais les jeunes devraient aimer ça. Je ne vise personne», a commenté le maire Yves Corriveau.

Le processus n’en est qu’à son début et il reste encore des éléments à analyser. D’ailleurs, la procédure d’affichage de l’ordre du jour pour le public durant les séances n’est pas encore connue.

Peut-être à Otterburn Park

La Ville d’Otterburn Park pourrait éventuellement prendre le virage du sans papier dans le cadre de la mise à jour de ses infrastructures informatiques. «Nous avons quelques conseillers qui n’utilisent plus du papier, mais ils utilisent leurs propres outils à eux. Nous devons vers la fin 2015 ou début 2016 effectuer une mise à jour des infrastructures et le conseil sans papier pourrait être inclus dans le plan directeur», rapporte la responsable des communications, Jenifer Brault.

Du côté de McMasterville, le conseil sans papier n’est pas dans les plans à court terme. «C’est sûr qu’on va en venir à cela un jour», souligne le maire Gilles Plante.

À Belœil et à la Commission scolaire

Belœil a entrepris le virage du sans papier en 2010 et se dit très satisfaite du système qui permet également d’économiser beaucoup de temps en terme de manipulation de papiers et dossiers. Selon le porte-parole Louis-Jacques Pineault, il est difficile de quantifier les économies d’argent. «Nous n’imprimons maintenant qu’une seule copie du document du conseil pour la mairesse (au cas où) ce qui constitue une économie de 250 à 350 pages par conseiller.»

Ce virage n’a nécessité aucun investissement.  «Tout a été fait à l’interne et entraîné une adaptation des logiciels. Tout le reste a été une question de changement d’habitude et de mentalité, explique M. Pineault. Les élus avaient déjà tous un ordinateur. Par la suite ceux-ci ont été remplacés par des iPad et les ordinateurs ont été réutilisés dans l’organisation.»

La Commission scolaire des Patriotes (CSP) s’est aussi tournée vers le sans papier en 2010. L’achat de 27 tablettes avait coûté 17 550$. Les coûts d’impressions, de reprographie et de livraison s’élevaient à 23 000$ annuellement.

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