30 mars 2017
Mauvaise note à la Commission scolaire des Patriotes
Par: Karine Guillet
La CSP devrait réaliser des travaux de l'ordre de 1,2M$ d'ici les prochaines années, dont le remplacement des fenêtres et de l'enveloppe extérieure à l'école Polybel.

La CSP devrait réaliser des travaux de l'ordre de 1,2M$ d'ici les prochaines années, dont le remplacement des fenêtres et de l'enveloppe extérieure à l'école Polybel.

SCOLAIRE. Plus de la moitié des bâtiments de la Commission scolaire des Patriotes sont considérées comme en «mauvais» ou «très mauvais» état, selon un document rendu public par le ministère de l’Éducation. La CSP précise toutefois que ses écoles sont «entièrement sécuritaires et saines».

La CSP estime qu’elle aurait besoin de 163 M$ sur cinq ans pour rénover complètement l’ensemble de ses édifices, soit l’équivalent de 32M$ par année. Or, le ministère de l’Éducation accorde depuis les dernières années entre 10 et 11,5 M$ annuellement dans le cadre de son enveloppe de maintien des bâtiments.

«Les sommes que l’on reçoit sont toujours moindres que travaux que l’on a à faire, explique le directeur général intérimaire de la CSP, Luc Lapointe. On fait des choix.»

La CSP recevra cette année une somme plus importante, soit 17 M$. Notons toutefois que la commission scolaire n’avait reçu que 7,8M$ pour des travaux l’an dernier.

Outil utilisé

L’indice de vétusté des bâtiments tient compte du coût des travaux de rénovation et de remplacement à venir au cours des prochaines années par rapport à la valeur de remplacement d’un bâtiment. L’indice provient du logiciel Simac, que les commissions scolaires peuvent également utiliser pour signaler les travaux qu’elles comptent réaliser, comme le passage à la géothermie dans le cas de la CSP.

Selon les documents obtenus en vertu de l’accès à l’information, 27 des 70 bâtiments  de la Commission scolaire des Patriotes obtiennent la note D (Mauvais), alors que 13 autres se voient attribuer un E (très mauvais).

L’état des bâtiments vaut à la commission scolaire la note globale de D, avec 19,80% de vétusté. Selon le directeur général, cette note s’explique par une utilisation accrue de l’outil à la CSP.

«Nous réalisons chaque année une inspection des immeubles. Chaque fois qu’on voit une usure prématurée, on va venir l’inscrire dans le logiciel, explique M. Lapointe. Parce qu’on trouve l’outil hyper bien fait, on s’en sert pour inscrire toutes les composantes à changer.»

 

QUELQUES CAS

 

École Polybel – Beloeil

33,88% – Niveau de vétusté «Très mauvais». L’état du bâtiment est «préoccupant».

Valeur de remplacement – 41,6 M$

Travaux des dernières années – Conversion de l’ancienne piscine en gymnase, pour 1,8 M$; transition vers la géothermie, pour 1,5 M$; travaux dans la salle mécanique de l’ordre de 250 000$.

Travaux dans les prochaines années – La CSP devrait réaliser des travaux de l’ordre de 1,2M$ d’ici les prochaines années, dont le remplacement des fenêtres et de l’enveloppe extérieure.

 

 

École Notre-Dame 1 – Otterburn Park

36,70% – État de vétusté considéré «Très Mauvais». L’état du bâtiment est «préoccupant».

Valeur de remplacement – 4,5 M$

Travaux des dernières années – Remplacement du système de chauffage vers la géothermie; réfection du drain français; réhabilitation du dépôt l’été dernier, pour 218 000$.

Travaux dans les prochaines années – 700 000$ d’investissement entre 2017-2019. Cet été, l’école fera l’objet de travaux de 450 000$.

 

 

École de l’Amitié – Saint-Jean-Baptiste

33,29% – État de vétusté considéré «Très Mauvais». L’état du bâtiment est «préoccupant».

Valeur de remplacement – 8,4$

Travaux des dernières années – Réfection de la toiture en pente, 45 000$

Travaux dans les prochaines années – Remplacement du dispositif anti-refoulement; remplacement des fenêtres et du bassin de rétention d’eau pour 1 M$; remplacement des portes.

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