28 janvier 2021
Marilou Duvernay-Tardif poursuit son cheminement dans la Belle Province
Par: Denis Bélanger

Marilou Duvernay-Tardif.

La spécialiste de l’aviron Marilou Duvernay-Tardif a décidé de rester au Québec pour poursuivre son développement pour la prochaine année de compétition.

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Au moment où la pandémie a frappé le pays au printemps 2020, l’athlète originaire de Saint-Jean-Baptiste se trouvait à Victoria en Colombie-Britannique avec l’équipe nationale pour le camp préolympique des Jeux de Tokyo. Elle est vite revenue au bercail quand les mesures de confinement ont été imposées.

Quand l’aviron a repris en juin, elle a analysé ses options avec son entraîneur. Elle avait une possibilité de retourner en Colombie-Britannique, mais ses chances de se tailler une place aux Jeux olympiques de Tokyo étaient minces. Marilou Duvernay-Tardif a raté de peu sa sélection pour être de l’embarcation canadienne en double.

« Je suis passée proche, mais les deux filles qui se sont qualifiées pour ce bateau le méritent amplement. J’aurais donc pu aller aux Jeux seulement s’il y avait une blessure. Après avoir discuté avec mon entraîneur, j’ai décidé que mon parcours se ferait au Québec. J’ai accès ici à un entraîneur extraordinaire et à de bonnes installations. De plus, il y a plusieurs jeunes rameuses prometteuses qui s’en viennent. Ç’a été une décision difficile, mais j’ai pesé tous les arguments. »

Étant une athlète d’excellence, la jeune sportive de 20 ans pourra s’entraîner en gymnase dans l’un des Centres d’entraînement multisports du réseau de l’Institut national du sport du Québec. « On a une machine qui imite le mouvement d’une course d’aviron. Cet hiver, je vais faire aussi du ski et de la course. »

Difficile de dire toutefois quand Marilou Duvernay-Tardif participera à sa prochaine compétition. Elle a bien ramé cet été sur les eaux, mais seule. Sa dernière course remonte au printemps dernier. La rameuse a pour objectif de participer aux championnats du monde séniors qui sont prévus pour le mois d’octobre en Chine.

« La première [course] de retour sera stressante. Normalement, nous voyons tout le monde deux ou trois fois par année. Là, ça va faire plus d’un an que nous n’aurons pas fait de compétitions. De plus, il va y avoir de nouvelles compétitrices.»

En plus de l’entraînement, la jeune athlète se consacrera aussi à ses études en kinésiologie à l’Université de Montréal. «Tout se fait présentement en ligne. J’avais pris une sabbatique des études en 2019-2020 après avoir terminé mon cégep. J’étais bien contente de pouvoir reprendre les études. »

Adaptation difficile

Marilou Duvernay-Tardif reconnaît que le début de son confinement a été difficile le printemps dernier. « J’ai passé six mois en camps d’entraînement et, là, je me retrouvais toute seule. En plus, j’ai dû faire une quarantaine de 14 jours dans le sous-sol de mes parents quand je suis revenue. »

Elle a pu toutefois mettre la main sur un rameur et s’est également mise sur le vélo stationnaire. « C’est ce qui m’a gardée en santé. En plus, je me suis trouvé une amie à Vancouver avec qui je m’entraînais à distance. »

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