11 avril 2019
Les villes veulent se partager les coûts de plusieurs infrastructures
Par: Denis Bélanger

Des installations sportives comme un aréna pourraient éventuellement faire partie de projets régionaux. Photothèque | L’Œil Régional ©

La régionalisation de l’offre de service en infrastructures communautaires, sportives, culturelles et en loisirs demeure toujours une idée très active à l’agenda des maires de Belœil et de Mont-Saint-Hilaire, Diane Lavoie et Yves Corriveau, qui sont d’avis que les municipalités ne peuvent plus offrir à elles seules certains plateaux. Une réunion régionale à cet effet a eu lieu dernièrement.

L’idée d’avoir entre autres un complexe sportif avait été soulevée par Yves Corriveau à l’aube des dernières élections municipales en novembre 2017. Il en avait même glissé un mot à Diane Lavoie avant le scrutin et l’idée a continué de faire son chemin. Après une activité de lac-à-l’épaule tenue en janvier 2018, les élus s’étaient mis d’accord pour mettre sur pied un comité d’infrastructures communautaires, culturelles et sportives.

Diane Lavoie avait profité d’une conférence de presse pour faire le point sur les démarches de régionalisation qui continuent d’avancer. « En automne, on avait donné jusqu’en février à nos responsables des loisirs le mandat de faire l’inventaire de ce qui nous manque et de ce que nous avons, en plus de travailler une grille de critères pour permettre d’identifier ce que peut être une infrastructure régionale. Ça ne peut plus se faire individuellement. Il faut se regrouper. »

« Pour les citoyens, il n’existe pas de frontière. Ils vont à Belœil, à Mont-Saint-Hilaire ou encore à Saint-Basile-le-Grand, ajoute de son côté Yves Corriveau. Si nous avons des équipements régionaux, nous allons donner un sentiment d’appartenance aux citoyens d’une région et plus qu’une municipalité. Les gens ne sont pas encore habitués, mais ils ont entendu parler de plus en plus de projets régionaux. »

Cette régionalisation comprendrait aussi l’uniformité de documents pour l’ensemble des villes. « À titre d’exemple, on parle d’une politique de reconnaissance. Un document unique serait disponible à un seul endroit, possiblement à la MRC, au lieu qu’il y ait différentes versions des formulaires », poursuit Mme Lavoie.
Cette dernière estime qu’il est important de commencer à travailler d’avance certains projets régionaux. « On ne sait pas quand les enveloppes et les subventions vont arriver. Ça nous laisse le temps de déterminer quelles villes veulent embarquer et de faire des ententes régionales. Ça aide à obtenir du financement quand nous avons ce type d’entente. »

On se dit ouvert à envisager plusieurs possibilités, dont celle d’impliquer le secteur privé dans l’équation. Rappelons que la Ville de Belœil avait lancé un appel d’offres aux entreprises pour qu’elles commanditent des sections du complexe aquatique.

D’autres informations à obtenir
Mme Lavoie s’est montrée satisfaite de la réunion tenue à la fin mars. « Tout le monde est proactif dans ce dossier. Nous avons eu de bonnes pistes, mais nous n’avions pas suffisamment d’informations pour savoir comment nous allions traiter ce dossier-là. C’était tourné plus vers les loisirs et le sport. On a dit qu’il fallait ajouter les volets culturel et communautaire. »

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